Gaza

Vendredi 21 décembre 2007

Trouvé sur "Musicologie.org". 
http://www.musicologie.org/actu/12b.html#19g
Le chef d’orchestre argentino-israélien Barenboim accuse Israël d’avoir empêché son orchestre de donner un concert à Gaza. « Qu’on ne vienne pas me dire que la sécurité d’israêl est en jeu ! » s’énerve-t-il.

Son orchestre, composé de 20 musiciens de divers pays (Europe, Moyen-Orient...) dont un musicien palestinien, n’a pas pu entrer dans la Bande de Gaza pour y donner un concert de musique baroque.

L’Agence de presse américaine Associated Press rapporte que l’ensemble du célèbre chef d’orchestre a été retenu pendant 7 heures à l’entrée de la Bande de Gaza, parce que l’un des musiciens de 27 ans, qui est Palestinien, s’est vu refuser l’entrée et que le reste du groupe a annulé le concert en signe de solidarité

« Un concert de musique baroque, dans une église catholique romane à Gaza, comme nous le savons tous pertinemment, cela n’a aucun rapport avec la sécurité, mais cela aurait pu apporter tellement de joie à la population qui vit ici dans de grandes difficultés ! » a fait remarquer Daniel Barenboim, qui a en formé en 1999 le WestEastern Divan orchestra en réunissant à dessein des jeunes de tout le Moyen-Orient.

Par Palestine Nancy
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Mardi 8 janvier 2008
Source : http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=316  - lire aussi : http://www.france-palestine.org/article3401.html

Un concert pour la paix était prévu le 18 décembre dans la Bande de Gaza. L’association palestinienne à but non lucratif Al Kamandjati (« le petit violoniste » en arabe), dont l’objectif est de promouvoir la musique au sein de la population palestinienne, devait jouer avec un orchestre de 20 musiciens dans le cadre d’un festival de musique baroque qui avait alors lieu à travers Israël et les territoires palestiniens.

Nicole Schnitzer-Toulouse, chanteuse lyrique et ancien membre du Bureau national de l’UJFP, ainsi que l’UJFP dans son ensemble, ont soutenu un projet en France en 2004 pour venir en aide à cette association musicale palestinienne. Quant au festival de musique baroque, qui a eu lieu en Israël et en Palestine au mois de décembre, il était soutenu par la Fondation Barenboim-Saïd, du nom des deux célèbres personnalités, le chef d’orchestre juif Daniel Barenboim et l’intellectuel palestinien feu Edouard Saïd.

Afin de pouvoir passer de la Cisjordanie à Gaza, et avec l’aide du Consulat général de France à Jérusalem, les membres de l’orchestre d’Al Kamandjati avaient tous reçus l’aval des autorités israéliennes. Pour motifs de sécurité, Tel-Aviv octroi en effet ce genre « d’autorisation de passage » (sic) alors qu’il s’agit de deux territoires palestiniens.

Pourtant, à la veille du concert, l’Administration de liaison et de coordination pour Gaza (qui dépend du ministère de la Défense israélienne) a refusé au chef d’orchestre de Ramallah, Ramzi Aburedwan, la permission de franchir le point de passage d’Erez. Le ministère de la Défense n’a fourni aucune explication, prétendant qu’Aburedwan « n’avait pas les autorisations nécessaires ». Alors qu’ils auraient pu passer, les autres musiciens ont rebroussé chemin par solidarité avec Aburedwan.

Lors d’une conférence de presse le 17 décembre, Daniel Barenboim a fustigé la décision israélienne, exprimant sa « désolation profonde devant cette discrimination flagrante contre un musicien palestinien, qui a empêché l’orchestre de faire ce geste humanitaire vital pour la population de Gaza. » Peut-être les autorités israéliennes considèrent-t-elles qu’un concert pour la paix constitue un acte terroriste et une menace pour la sécurité.

Mais cet incident, comme des centaines d’autres tous les jours aux barrages militaires dans les territoires occupés, n’a rien à voir avec des impératifs de sécurité. Il constitue tout simplement une mesure vexatoire destinée à exaspérer la population et la pousser à la révolte. Si la musique adoucit les mœurs, on ne peut pas dire autant de l’arbitraire exercée par l’armée israélienne.

- Richard Wagman

Par Palestine Nancy
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Mardi 15 janvier 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE      

                                                         
    15 janvier 2008
 
Le Président Mahmoud Abbas dénonce le massacre commis aujourd'hui par l'armée d'occupation israélienne contre la population palestinienne à Gaza. L'incursion militaire israélienne a fait depuis ce matin 17 tués et près de 47 blesses parmi lesquels plusieurs enfants.
 
«Ce qui s'est passé aujourd'hui est un massacre, une tuerie contre le peuple palestinien. Notre peuple ne peut pas passer ces massacres sous silence», a déclaré M. Abbas à la presse à Ramallah, en Cisjordanie. «Ces massacres ne peuvent pas apporter la paix», a-t-il ajouté.
 
Plus d'une vingtaine de chars israéliens avec une couverture aérienne ont ciblé les citoyens venus apporter du secours aux victimes de l'incursion.
 
Les deux dernières semaines à elles seules ont vu plus de 39 palestiniens qui ont trouvé la mort et près de 164 blessés, dont plus de 50 enfants et plusieurs femmes, lors de 33 incursions en Cisjordanie et les 5 effectués à Gaza.Le nombre total de palestiniens tués depuis le début de l'année 2000 s’élevant ainsi à plus de 6.000, dont la grande majorité sont des civils.
 
L'Autorité palestinienne condamne avec la plus grand fermeté ces assassinats extrajudiciaires qui constituent non seulement une violation flagrante de la IVème Convention de Genève, du droit international humanitaire, mais aussi à la reprise du processus de paix sous les auspices de la communauté internationale lors de la conférence d'Annapolis.
 
Depuis le début de l’année, l'armée israélienne a arrêté 93 citoyens civils palestiniens parmi lesquels 14 enfants. Elle a rasé plus de 259 donums de terres agricoles et démoli 2 maisons à Gaza, dont la population reste sous siège hermétique depuis 10 mois.
 
Un siège qui a des conséquences dramatiques sur la vie de nos concitoyens dans la Bande de Gaza ; 71% des palestiniens souffrent de l’insécurité alimentaire et 79% de l’insuffisance médicale. D’ailleurs depuis le début du siège, 69 patients palestiniens sont morts dans l’attente d’obtenir l’autorisation de l’armée israélienne de quitter Gaza pour recevoir les soins nécessaires à l’étranger.
 
La Délégation Générale de Palestine appelle l'ensemble de la communauté internationale à exercer le devoir d'ingérence humanitaire afin de protéger la population palestinienne dans les territoires occupés, d'appliquer le droit international, ainsi que de se porter garant pour préserver l'esprit d’Annapolis et l'application de la feuille de route afin d'établir l'Etat Palestinien avant la fin de 2008.
Par Palestine
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Lundi 21 janvier 2008

Communiqué de presse de l'AFPS : Gaza, cible de la violence israélienne

Paris, 20 janvier 2008

Comme chaque fois qu’on parle de paix au Proche-Orient, on assiste dans les territoires palestiniens occupés à une nouvelle escalade de la violence israélienne.

Entretenir la violence semble nécessaire à la politique israélienne pour présenter les Palestiniens comme des terroristes et les opérations militaires visant à écraser les Palestiniens comme un combat contre le terrorisme.

Depuis la réunion d’Annapolis – « réunion de paix » – ce sont 150 Palestiniens qui ont été assassinés par l’armée d’occupation, la plupart dans la bande de Gaza et parmi eux de nombreux civils et des enfants (50%). Chiffres auxquels il convient d’ ajouter les malades - 70 – décédés parce qu’empêchés de franchir les passages autorisés. On ne compte plus les blessés ni les destructions.

Le gouvernement israélien, après avoir déclaré la bande de Gaza « entité hostile », lui livre maintenant « une guerre sans limites et sans merci », pendant qu’Olmert et T.Livni prétendent mener des négociations de paix avec l’Autorité palestinienne. Cette stratégie de provocations – suivies de réactions - démontre une fois de plus la volonté israélienne d’empêcher l’aboutissement de tout pourparler de paix.

C’est ainsi qu’ après avoir effectué de nombreux raids meurtriers cette semaine (37 morts dont des enfants, en 5 jours), le gouvernement israélien a décidé de fermer tous les passages avec la bande de Gaza.

Territoire minuscule, misérable et surpeuplé où vivent - survivent - 1,5 millions de Palestiniens, la bande de Gaza subit depuis des mois un blocus criminel de la part d’Israël : tous les produits de première nécessité (lait, farine, médicaments, sous-vêtements, carburant, électricité…) ne passaient plus qu’au compte-goutte, désormais ils ne passent plus du tout. La sécurité alimentaire et médicale n’est plus assurée. Il y a pénurie d’eau potable, et même de cercueils…Même les convois des Nations unies ne passent plus.

Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires dénonce le « caractère inacceptable et moralement injustifiable » de cette décision.

Seuls passent les missiles, obus, tanks, F16, drones israéliens.

Face à cette situation qui constitue une violation grave des Conventions de Genève, du droit humanitaire, et un crime de guerre, la France a appelé Israéliens et Palestiniens « à la retenue », et G. Bush a qualifié de « légitime défense », les raids de l’aviation israélienne.

Les tirs de roquettes artisanales sur Sdérot ne sauraient justifier qu’une population civile toute entière soit prise en otage par un Etat surpuissant qui refuse depuis 60 ans d’appliquer le droit international

L’AFPS condamne vigoureusement cette escalade criminelle contre les civils palestiniens sans défense.

Elle demande instamment au président de la République française et à son gouvernement d’intervenir fermement auprès du gouvernement israélien pour qu’il mette fin immédiatement à ses attaques contre la bande de Gaza.

Elle demande que cesse immédiatement le siège meurtrier de Gaza.

L’AFPS demande que l’UE sanctionne l’Etat israélien par la suspension des accords UE / Israël, conformément à l’article 2 desdits accords, tant qu’il se rendra coupable de violations du droit international.

Elle demande - une fois de plus - l’envoi d’urgence d’une force d’interposition et de protection de la population civile palestinienne, sous contrôle des Nations unies.

AFPS, Paris, 20 janvier 2008

Association France Palestine Solidarité
21 ter rue Voltaire
75011 Paris France
0143721579
E-mail : afps@france-palestine.org
Site : www.france-palestine.org
Par Palestine
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Dimanche 2 mars 2008
ADRESSE AU GOUVERNEMENT FRANÇAIS :
HALTE AU MASSACRE A GAZA !
NE RIEN FAIRE, C’EST ETRE COMPLICE !
 
Le gouvernement israélien prépare ouvertement l’opinion mondiale à l’invasion de la bande de Gaza. Cette invasion a déjà commencé avec plus de 60 civils tués pendant la seule journée du 1er mars.
Depuis des mois, la bande de Gaza, décrétée « entité hostile » est soumise à un blocus ignoble. Le gouvernement israélien s’arroge le droit d’affamer un million et demi de personnes. On manque de tout à Gaza : de vivres, d’eau, d’électricité, de médicaments, de cahiers …
Un pas supplémentaire vient d’être franchi. Les morts que l’occupant appelle pudiquement « terroristes », « assassinats ciblés » ou « dommages collatéraux » sont des citoyens ordinaires, des civils qui ne demandent qu’à vivre normalement.
Par son silence, par son refus de condamner les auteurs de ces crimes contre l’humanité, la communauté internationale est COMPLICE.
Nous demandons que le gouvernement français
-- Condamne avec la plus grande clarté les crimes commis à Gaza par l’armée israélienne ainsi que le siège de la bande de Gaza mis en place par le gouvernement israélien.
-- Qu’il fasse condamner l’Etat d’Israël par le Conseil de Sécurité pour les crimes commis à Gaza et EXIGE l’arrêt immédiat de ces violences.
-- Qu’il pèse sur l’Union Européenne pour qu’elle condamne immédiatement cette violence inacceptable et mette en place les sanctions qui s’imposent contre Israël : suspension de toutes les coopérations économiques, politiques et culturelles.
-- Qu’il cesse de faire un parallèle entre l’occupant et ses victimes et propose le blocus d’Israël tant que durera le blocus de Gaza.
-- Qu’il mette fin à l’impunité des dirigeants israéliens coupables de crimes de guerre et exige l’application de toutes les lois internationales violées par Israël.
 
Le bureau national de L’Union Juive Française pour la Paix
(2 mars 2008)
 
 
Par François
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Mardi 18 mars 2008
Violence et politique

En quelques jours entre fin janvier et début février, les forces israéliennes ont abattu un déluge de feu contre la population palestinienne de Gaza, assiégée depuis des mois. Plus de cent morts, des centaines de blessés, des maisons et des oliveraies détruites. Autant de crimes d’Etat.

Comment imaginer un instant que ce terrorisme d’Etat, qui se répète régulièrement, ne susciterait pas de la colère, de la haine, et même des volontés de vengeance ?

L’attentat qui a eu lieu à Jérusalem contre une école talmudique d’extrême droite en découle. La résistance, fut-ce la résistance armée, est totalement légitime et parfaitement légale. Mais il ne s’agit pas d’un acte de résistance palestinienne à l’occupation et à la barbarie des dirigeants et de l’armée d’Israël. Prenant pour cible des civils, cet attentat s’inscrit dans le piège de la stratégie israélienne de violence et de déshumanisation de l’autre considéré pour son appartenance nationale ou confessionnelle et, en ce sens, il est condamnable. La disproportion incroyable des moyens et du nombre de victimes ne saurait faire argument.

Mais la « communauté internationale », la France qui reçoit Shimon Pérès comme un invité d’honneur, doivent cesser de faire semblant de ne pas comprendre qu’à force de laisser Israël dans l’impunité la plus totale, à force de ne pas soutenir les droits et la résistance du peuple palestinien, à force de laisser impunis les crimes de guerre, ils laissent aussi la voie ouverte aux réactions de désespoir de cette nature. Pour les arrêter et pour pouvoir ouvrir une perspective politique fondée sur le droit, il faut mettre un terme au terrorisme d’Etat d’Israël.

Paris, le 17 mars 2008

Retrouvez ce communiqué à l'adresse suivante :
http://www.france-palestine.org/article8426.html
Par François
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Vendredi 18 avril 2008

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4609

Jimmy Carter : "Le blocus de Gaza est un crime et une atrocité"

vendredi 18 avril 2008.
L’ancien président américain Jimmy Carter a qualifié de crime et d’atrocité le blocus de la bande de Gaza, ajoutant que les tentatives de Washington pour affaiblir le Hamas se révélaient contre-productives.

Prenant la parole à l’Université américaine du Caire après des entretiens avec des responsables du Hamas venus de Gaza, Carter a dit que les Palestiniens de la bande côtière étaient réduits à "mourir de faim" et recevaient moins de calories par jour que les habitants des régions les plus pauvres d’Afrique.

"C’est une atrocité qui est perpétrée en guise de châtiment contre la population de Gaza, c’est un crime (...) J’estime que c’est une abomination que cela continue", a-t-il déclaré.

Israël impose le plus clair du temps un blocus à Gaza depuis la prise de contrôle du territoire par le Hamas en juin dernier, en ne laissant y entrer que des produits de première nécessité.

Carter a estimé qu’Israël et Washington cherchaient à rendre les conditions de vie à Gaza nettement pires qu’en Cisjordanie, où est installé le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

"Politiquement parlant, je crois que cela a même contribué à renforcer la popularité du Hamas au détriment de celle du Fatah", a-t-il ajouté en faisant ainsi allusion au fait que les Etats-Unis souhaitent parvenir au résultat opposé.

L’ex-président a noté que les dirigeants du Hamas qu’il avait rencontrés se disaient prêts à accepter un accord de paix avec Israël négocié par Abbas à condition que les Palestiniens l’entérinent par référendum.

Israël et Washington, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, refusent de traiter avec lui tant qu’il ne reconnaît pas le droit d’Israel à l’existence et ne renonce pas à la violence.

"L’une des raisons pour lesquelles j’ai tenu à venir rencontrer les Syriens et le Hamas était de donner un exemple que d’autres pourraient suivre (...) Je sais qu’il y a au gouvernement israélien des responsables tout à fait disposés à rencontrer le Hamas, ce qui arrivera peut-être dans un proche avenir", a-t-il encore dit.

Ni l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères, Mahmoud al Zahar, ni Saïd Seyam, qui fut un temps ministre de l’Intérieur dans le gouvernement palestinien d’union nationale, n’ont fait de déclaration après avoir rencontré l’ancien président démocrate au Caire.

C’est la deuxième fois en 72 heures que Carter s’entretenait avec des représentants du Hamas. Zahar et Seyam se sont rendus mercredi au Caire, les autorités israéliennes ayant refusé d’autoriser Carter à se rendre à Gaza à partir du sol israélien.

Carter a déjà rencontré un représentant du Hamas en Cisjordanie et l’on s’attend à ce qu’il ait un entretien à Damas avec le chef du Hamas, Khaled Mechaal.

Dans la journée de jeudi, Carter avait été reçu par le président égyptien Hosni Moubarak. Rien n’a filtré de leurs discussions.

(Jeudi, 17 avril 2008 - Avec les agences de presse)

Par Palestine Nancy
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Mardi 29 avril 2008
Par François
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Mercredi 21 mai 2008

Palestinian Medical Relief Society (PMRS) = Société d’Aide Médicale Palestinienne

CESSEZ LE BLOCUS DE LA BA NDE DE GAZA

Depuis les élections parlementaires palestiniennes de 2006, Israël et les Etats-Unis ont mené une campagne de sanctions internationales contre le Hamas et le gouvernement élu palestinien. Cette campagne s’est intensifiée en Juin 2007 quand le Hamas a pris le contrôle de Gaza. Depuis lors, Gaza a été presque entièrement coupée du monde extérieur.

Aujourd’hui, les conséquences du blocus imposé à la Bande de Gaza sont devenues plus visibles à cause de leurs effets sur tous les aspects de la vie. Il est pratiquement impossible d’entrer ou de sortir de Gaza. L’approvisionnement en eau et nourriture, le traitement des eaux usées et les soins médicaux de base ne peuvent plus être tenus pour acquis. Le bouclage et l’effondrement de l’économie ont pour conséquence la rareté des denrées, aussi bien que de l’argent pour se les procurer. Les prix pour la nourriture sont en augmentation et la farine, le lait pour bébé et l’huile de cuisson sont de plus en plus rares.

Le déficit de l’électricité est de 20% à Gaza, ce qui a déjà de sérieuses implications sur le fonctionnement des hôpitaux, des pompes du traitement des eaux, et d’autres institutions publiques. La situation n’a fait qu’empirer depuis qu’Israël a commencé à couper l’approvisionnement en électricité et en fioul en Février 2008. Les restrictions sur le fioul qui entre à Gaza signifient que la principale source d’énergie de Gaza est en train de cesser de fonctionner. Sans fioul, les générateurs des hôpitaux ne fonctionnent plus, des douzaines d’enfants qui survivent grâce aux incubateurs sont confrontés à la mort, les médicaments gardés au froid se détériorent, les patients sous dialyse sont en danger, tout comme le sont les innombrables patients qui dépendent d’un traitement nécessitant des appareils électriques.

Sans fioul, les produits agricoles ne peuvent être acheminés sur les marchés, la distribution de nourriture est menacée, ce qui accroît la faim et la malnutrition.

Sans nourriture, sans médicaments, électricité, fioul, eau potable et chauffage, les Gazaouis sont victimes d’une punition collective infligée par Israël. La souffrance, la violation de la dignité humaine, le stress et la peur d’une population civile sans défense sont incommensurables.

L’impact courant du long blocus sur la vie des Gazaouis se définit par :

La pauvreté

  • 80% des familles à Gaza dépendent de la nourriture fournie par les aides sociales, comparés aux 63 % en 2006. Ce qui avoisine les 1,1 million de gens ( OCHA,2007)

  • En 2007, les foyers dépensaient approximativement 62 % de leurs revenus en nourriture ; le chiffre était de 37 % en 2004. ( WFP, 2007)

  • Durant la seule période de Mai et Juin 2007, les prix courants pour la farine, le lait pour bébé et le riz ont augmenté de 34 %, 30 % et 20,5 % respectivement. (WFP,2007)

  • Durant la période de Juin à Septembre 2007, le nombre de foyers qui gagnaient moins de $ 1,2 par personne et par jour a fait un bond de 55 % à 70 %. (WFP,2007)

L’effondrement économique

  • En septembre 2000, quelques 24 000 Palestiniens sortaient de Gaza quotidiennement pour se rendre au travail en Israël (World Bank, 2006). Aujourd’hui, le chiffre est zéro.

  • Le chômage à Gaza est près de 40 % à Gaza et on s’attend à ce qu’il atteigne les 50 %. (OCHA,2007)

  • Dans les mois qui ont précédé le blocus, à peu près 250 camions entraient quotidiennement à Gaza par le poste-frontière de Soufa avec de l’approvisionnement ; maintenant 45 camions au maximum y passent quotidiennement. Dans la plupart des cas, ce nombre est à peine atteint.

  • 95 % des activités industrielles de Gaza sont suspendues à cause de l’embargo sur les matériaux bruts d’importation et le blocage sur les exportations (World Bank, 2007)

Les services de base

  • Entre 40 à 50 millions de litres d’eaux usées sont déversées dans la mer quotidiennement (Oxfam, 2008)

  • En conséquence des restrictions en fioul et électricité, les hôpitaux subissent à présent des coupures d’énergie qui durent de 8 à 12 heures chaque jour. Actuellement, le manque de diesel nécessaire aux générateurs des hôpitaux varie entre 60 à 70 % selon les rapports.

La santé

  • 18,5 % des patients requérant un traitement d’urgence dans des hôpitaux à l’extérieur de Gaza se sont vus refuser le visa de sortie. (WHO, 2007)

  • La proportion des patients autorisés à quitter Gaza pour raisons médicales a chuté de 89,3% en janvier 2007 à 64,3% en décembre 2007, une baisse sans précédent. (WHO,2007)

  • Durant la période d’Octobre à Décembre 2007, WHO a confirmé la mort de 20 patients dont 5 enfants ( parmi les personnes en attente d’un visa) (WHO,2007)

La situation actuelle dans la bande de Gaza est rapidement en train de dégénérer en terrible crise humanitaire. La Société d’Aide Médicale Palestinienne (PMRS), en tant qu’une des plus grandes ONG dispensatrices d’aide médicale en Palestine pour 1,4 million de Palestiniens dans plus de 490 villes et villages en 2007, menace de suspendre ses services dans la bande de Gaza dans les prochains jours, du fait du blocus continu de Gaza, puisqu’elle n’a pas d’autre choix, sans médicaments, sans essence pour les transports de ses employés et pour les opérations, et peut-être même sans électricité.

  • La PMRS sonne l’alarme sur le risque grave de catastrophe sanitaire et humanitaire, avec ses conséquences négatives sur ses services et programmes sanitaires, y compris ses services de premiers secours sanitaires, ses services de rééducation, ses cliniques mobiles, ses secours d’urgence, ses soins aux individus et aux communautés qui ne sont pas bénéficiaires de l’aide sociale. Tous ces services sont menacés d’être suspendus par les crises actuelles si nous n’agissons pas maintenant, de manière claire et efficace. C’est pourquoi la PMRS appelle ses amis, ses supporters, les communautés internationales et tous ceux qui croient en l’inviolabilité des droits universels de l’homme et de la loi internationale dans le monde entier à exiger qu’Israël se plie à la loi humanitaire internationale et aux résolutions de l’ONU en mettant un terme immédiatement à sa politique de punition collective et au blocus de la bande de Gaza.

Comment aider ?

Continuez à mener des actions pour soutenir les efforts de l’aide humanitaire et médicale à Gaza tout en appelant à lever le blocus.

Vous pouvez…

  • Faire pression pour faire lever le blocus sur Gaza, à un niveau local et international.

  • Aider à envoyer du matériel humanitaire à Gaza.

  • Raconter aux gens les conditions de vie à Gaza.

A moins que le blocage ne cesse dès à présent, Gaza ne pourra pas éviter le désastre et tous les espoirs de paix pour la région seront anéantis.

Merci.

Abdalhadi Abu Khousa

Union of Palestinian Medical Relief Committees

Par François
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Dimanche 7 décembre 2008

Source : http://www.alternativenews.org/blogs/michael-warschawski/sanctions-now--upgrading-hell-no-20081202.html  (Traduction Mireille Court)

DES SANCTIONS MAINTENANT, PAS DE RENFORCEMENT DES RELATIONS !

Michel WARSHAWSKI, 2.12.2008

 Pendant qu’Israël empêche les livraisons d’aide humanitaire à Gaza, l’UE veut renforcer les relations d’Israël avec la Communauté européenne.

 “Gaza brûle”, écrit la militante française Liliane Cordova Kaczerginski, en citant les paroles d’une célèbre chanson racontant l’histoire d’un village juif détruit par les nazis. Comme il y a 60 ans, Gaza brûle et le monde se tait, attendant l’issue d’un processus de paix inexistant. « Une entité hostile », c’est la façon dont les dirigeants israéliens ont défini il y a un an, un territoire dans lequel 1.500.000 de civils, de femmes, de vieillards et d’enfants essayent de survivre. En tant que tel, l’Etat d’Israël a le droit, en fait le devoir, de lancer contre lui une guerre d’annihilation.

 Il y a quelques années, la défunte Tanya Reinhart utilisa le mot “génocide” pour décrire la féroce répression exercée sur les  Palestiniens dans les territoires occupés par Israël. J’ai fait partie de ceux  qui l’ont critiquée pour avoir utilisé un concept trop fort. De là où tu es maintenant, pardonne-moi Tanya, parce que tu avais raison,  tu voyais  la vraie nature du projet israélien et moi j’avais complètement tort : l’Etat d’Israël mène un génocide rampant contre le peuple de Gaza en utilisant l’arme de la famine, des coupures d’électricité, de la privation d’eau potable, en provoquant des épidémies et en empêchant les soins médicaux essentiels.

Gaza est en état de siège et le criminel de guerre Ehoud Barak vient juste d’ordonner la réduction de moitié de l’aide humanitaire d’urgence envoyée par les Nations Unies.

Quand Sarajevo subissait un siège criminel de la part de l’armée serbe et des milices, la communauté internationale a réagi par des sanctions sévères, un boycott du régime yougoslave et le bombardement de Belgrade. Quand l’Irak a occupé le Kuweit, la communauté internationale a lancé une offensive militaire contre l’Irak et décidé d’un embargo radical qui a provoqué la mort de centaines de milliers d’enfants innocents. Aujourd’hui, la même communauté internationale est complètement muette face au martyre de Gaza. Il est de notre devoir, et du devoir des sociétés civiles du monde entier,  d’exiger des institutions internationales et des gouvernements des actions urgentes et drastiques contre Israël, un Etat qui viole les règles élémentaires de la loi internationale, des centaines de résolutions de l’ONU et toutes les conventions destinées à protéger les droits humains.

 Les crimes de guerre commis par l’Etat d’Israël contre la population de Gaza l’excluent de la communauté des Nations. Comme l’Afrique du Sud de l’apartheid, il devrait être sanctionné et boycotté et non récompensé par un renforcement de l’accord de partenariat avec l’Union européenne.

 En tant que citoyen israélien, j’attends de l’Union européenne qu’elle nous aide à mettre la pression sur notre gouvernement pour qu’il cesse  ses crimes contre la population palestinienne de Gaza. En récompensant Israël avec un renforcement de ses relations avec la communauté européenne, le message de l’Union européenne est une honte qui devrait être condamnée et combattue par tous les Européens attachés à la dignité humaine.
Par François
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