La France complice

Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 23:58
Source : Israel Valley

En visite à Paris les 8 et 9 octobre, le ministre de la Sécurité Intérieure Avi Dichter s’est rendu au MILIPOL, le salon de la sécurité intérieure des Etats.

Jerusalem Post en Français : “Avi Dichter a rencontré la ministre française de l’Intérieur Michèle Aliot-Marie. Ils ont signé un contrat entre la France et Israël concernant la guerre menée contre le terrorisme et la lutte contre le crime organisé.

Cet accord devra être ratifié par la visite du président Shimon Peres en France en mars 2008. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et Avi Dichter se sont rencontrés pour parler de la prochaine conférence sur la paix qui aura lieu au mois de novembre à Annapolis (Etats-Unis). Ils ont tous deux qualifié l’initiative de cette conférence de “positive”.

A l’issue de leur rencontre portant essentiellement sur la sécurité dans les prisons, lors de laquelle il a été décidé que la France devrait former des agents israéliens, Avi Dichter a invité la ministre de la Justice Rachida Dati à se rendre prochainement en Israël. Elle a accepté la proposition.—

Par Palestine Nancy - Publié dans : La France complice
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /2007 17:08
Quand la France accepte l’occupation, et veut aller "mettre de l’ordre" dans les territoires palestiniens

 

Ci-dessous un texte de jean-Claude Lefort qui fait le bilan de la conférence d’ Annapolis, comme celle des "donateurs", et qui dénonce notamment la proposition faite par la France de déployer une force internationale dans les Territoires palestiniens pour « aider les services de sécurité palestiniens au maintien de l’ordre », avec l’accord de Mahmoud Abbas, qui reconnait ainsi "de facto que le problème est d’abord à chercher et à régler chez les Palestiniens".

"Beaucoup de doutes sérieux et quelques certitudes

par Jean-Claude Lefort

"L’allégresse qui a entouré, de toutes parts, aussi bien la réunion américaine d’ Annapolis sur le Proche-Orient que la Conférence des donateurs à Paris laisse plus que perplexe tout observateur sérieux de la situation au Proche-Orient.

1. De la réunion tenue à grands fracas médiatique aux USA que ressort-il qui devrait nous amener à mêler nos vivats à celui des autres ?

A. Une date ferme a-t-elle été fixée pour l’établissement d’un Etat palestinien inexistant depuis 60 ans ? Aucunement ! Si la « fin 2008 » est effectivement évoquée c’est uniquement en terme d’hypothèse, une hypothèse que M. Ehud Olmert a vite balayée d’un revers de main, une hypothèse aussi « crédible » que celle inscrite dans la « Feuille de route » du Quartette qui devait voir la création d’un Etat palestinien fin 2005. Nous sommes fin 2007 comme chacun sait..

B. Sur quelle base cet Etat palestinien devrait-il être établi ? Sur le droit international, ce qui serait, et est, la moindre des choses impératives ? Aucunement ! Les frontières de 67 (ce qui est d’ailleurs une concession palestinienne unilatérale énorme), Jérusalem-Est comme capitale, la question des réfugiés - tout cela est non seulement à la trappe mais cet Etat palestinien devrait résulter d’un accord entre les deux parties au conflit, ce qui - les choses étant ce qu’elles sont - est au mieux une pantalonnade et au pire un abandon terrible des droits fondamentaux du peuple palestinien.

C. La « Feuille de route » est ressortie en même temps que trois des signataires et acteurs mandatés explicitement par l’ONU pour sa mise en ouvre sont exclus du processus. Ne restent que les Etats-Unis. De sorte que désormais c’est un triangle « Israël - Palestiniens - USA » qui est en charge de l’affaire. Ce qui veut dire qu’au lieu d’avoir face à eux un seul adversaire, les Palestiniens en ont maintenant deux pour « négocier ».

Quant au principe même de la « Feuille de route » la vie a montré largement son caractère illusoire. Illusoire, car si les Palestiniens l’ont accepté tandis qu’ils sont tenus dans ce texte d’assurer la sécurité d’une force occupante - ce qui n’est pas le moindre des paradoxes -, Israël refuse pas moins de 17 points de ce texte - un refus réitéré à l’issue de la réunion américaine.

De plus, dans ce texte, le caractère « concomitant » des mesures à prendre par les deux parties pour avancer est absolument virtuel. On sait que dès l’acceptation originelle par les Palestiniens de la « Feuille de route » une trêve de 71 jours a été observée par ces derniers. De manière concomitante, selon le texte, les autorités israéliennes se devaient de mettre en ouvre des mesures « analogues ». Il n’en a rien été car si la trêve a duré 71 jours seulement c’est que Israël l’a cassée en frappant sans aucune « raison » Gaza. Il ne peut y avoir concomitance puisque l’un des deux ne veut pas.

D. Comme si tout cela n’était pas suffisamment limpide, voilà que la France a proposé le déploiement d’une force internationale dans . les Territoires palestiniens pour aider à « mettre de l’ordre » ! On est bien loin de la vision d’une force internationale installée sur les frontières de 67 et à Jérusalem-Est. Allons-nous envoyer des forces là-bas pour effectuer des « opérations de maintien de l’ordre » en Cisjordanie et à Gaza ?

C’est pourtant ce que « nous » proposons (dixit Sarkozy : « aider les services de sécurité palestiniens au maintien de l’ordre ») qui a reçu étrangement l’accord de M. Abou Mazen qui admet ainsi de facto que le problème est d’abord à chercher et à « régler » chez les Palestiniens. Qui peut penser sérieusement que pareille éventualité est « tenable » ? Qui ne voit que l’unité inter- palestinienne sera ruinée définitivement avec cela qui s’appelle purement et simplement de l’ingérence ? C’est pourtant ce qui est ainsi clairement recherché, qui renvoie aux calendes grecques toute issue politique du conflit, et cela au prix de terribles conséquences multiples, notamment politiques pour l’Autorité palestinienne mais aussi pour la France.

2. La Conférence des donateurs tenue à Paris a donné lieu également à un déluge d’éloges. Avenue Kléber ce sont 7,4 milliards de dollars qui ont été promis à M. Abou Mazen et à son premier ministre (qui n’a pas reçu la confiance du parlement palestinien.) au lieu des 5,6 demandés par ces derniers. A défaut d’un vote de confiance du parlement palestinien, le premier ministre nommé par Abou Mazen a considéré que cela consistait en « un vote de confiance [de la communauté internationale] vis-à-vis de l’Autorité palestinienne ».

Cette générosité soudaine devrait pourtant surprendre d’autant qu’Israël est totalement exonéré de ce mouvement, lui qui est responsable du désastre. Il n’est même pas mis en demeure de verser l’argent qu’il doit aux Palestiniens, c’est dire.... Naturellement que personne ne peut faire la fine bouche devant cette « aide », sous réserve de savoir exactement à quoi elle sera utilisée. On parle, par exemple, d’un projet de développement dans la vallée du Jourdain qui n’est autre qu’un projet au profit de la puissance israélienne occupante. Singulière façon d’aider économiquement à la construction d’un Etat palestinien.

Mais surtout cette Conférence des donateurs constitue une sorte de moulin à vent en ce sens que personne ne peut séparer économie et politique. Et que la question du développement social et économique d’un Etat palestinien suppose absolument le règlement politique, sur la base du droit international, du conflit israélo-palestinien.

Que peut sérieusement l’un sans l’autre ? On se souvient de la volonté de construire à Gaza, il y a de cela plusieurs années, un port en eaux profondes. La France, notamment, s’était engagée dans les travaux. Cela n’a duré que quelques jours : les F16 israéliens ont tout rasé dès le tout début des travaux, inclus le drapeau tricolore présent qu’un Consul général français, alors en poste à Jérusalem a personnellement, et courageusement, redressé et remis en place .

De tout cela il ressort que les partisans de la paix au Proche-Orient ont quelques raisons d’être plus que perplexes, inquiets, des évolutions constatées. Mais ils ont aussi des raisons d’estimer que leurs certitudes sont plus valables que jamais : il ne peut y avoir de paix durable au Proche-Orient sans que la question centrale du conflit israélo palestinien soit réglée sur la base du seul droit international, avec imposition de celui-ci conformément au chapitre VII de la Charte des Nations unies. C’est cela que nous ferons valoir en 2008, année du 60ème anniversaire de la Nakba qu’il convient de marquer en grand si nous voulons que les choses avancent réellement !

Ici ou là « on » devrait méditer sur ce proverbe : qui mange à la gamelle du diable a besoin d’une longue cuillère. Ou bien encore celui-ci : cervelle inoccupée, le diable y trouve tente dressée."

Jean-Claude Lefort Député honoraire Le 19 décembre 2007

Par Palestine Nancy - Publié dans : La France complice
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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /2008 21:03
JUGEMENT DU 11 JANVIER 2008

Au mois de février 2007, l’AFPS a fait assigner les Sociétés VEOLIA TRANSPORT et ALSTOM devant le Tribunal de Grande Instance de NANTERRE afin d’obtenir l’annulation du contrat signé par ces sociétés, au mois de juillet 2005, avec le gouvernement d’Israël, dans le cadre du consortium City Pass, chargé de la construction et l’exploitation d’un tramway en Cisjordanie.

L’AFPS a demandé également au Tribunal d’interdire à ces sociétés de poursuivre l’exécution du contrat qui viole notamment les dispositions de la Convention de Genève du 12 août 1949 relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, et favorise l’expansion de la colonisation illicite de Jérusalem Est par l’Etat d’Israël, le tracé de la ligne de tramway qui en est l’objet tendant à relier le Centre de Jérusalem Ouest à des colonies de l’Est, installée sur des terres confisquées au Palestiniens.

L’O.L.P. est intervenue à cette procédure et s’est jointe aux demandes de l’AFPS.

Les sociétés ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT, pour éviter tout débat au fond, ont soulevé devant le Tribunal divers moyens d’incompétence et d’irrecevabilité.

Les sociétés prétendaient notamment, revenant en cela sur leurs précédentes déclarations à la presse, qu’elles n’avaient pas signé de contrat avec l’Etat d’Israël.

Le dossier a été plaidé sur les questions de procédure le 29 octobre 2007 et le Tribunal a rendu son jugement le 11 janvier 2008.

Le Tribunal a décidé la réouverture des débats afin que les sociétés ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT explicitent et justifient le fondement juridique de leur participation à l’opération de construction et d’exploitation du tramway, et produisent en outre le contrat signé le 17 juillet 2005.

L’affaire sera appelée à l’audience du Tribunal le 22 février 2008 afin que le juge vérifie si les sociétés ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT ont respecté les obligations ainsi mises à leur charge.

Sans que cela permette d’ores et déjà de penser qu’il sera fait droit aux demandes de l’A.F.P.S. et de l’O.L.P., on peut considérer qu’il s’agit là d’un premier succès dans la mesure où les deux sociétés contestaient être signataires du contrat, le Tribunal rappelant à cet effet à juste titre « qu’un accord de consortium est un accord de coopération de nature exclusivement contractuelle qui ne donne pas nécessairement naissance à une société ».

L’Association ne manquera pas de donner toutes informations utiles sur l’évolution de ce dossier.

Par François - Publié dans : La France complice
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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /2008 07:09
http://www.france-palestine.org/article8354.html
CAMPAGNE de mails de protestation vers le Ministère des Affaires étrangères.
publié le lundi 10 mars 2008

AFPS
 
En parallèle aux actions et protestations mises en oeuvre en ce qui concerne la situation actuelle en Palestine, et plus particulièrement à Gaza, qui traduit une fois encore l’irrespect par l’État d’Israël du droit international et du droit humanitaire, nous ne pouvons laisser passer sans réagir la nomination le 13/02 en Conseil des ministres de François Zimeray comme Ambassadeur des droits de l’homme au Ministère des affaires étrangères.

M. Zimeray a été jusqu’à cette nomination (et il l’est peut-être encore) le vice-président de la ’Commission d’études politiques’ du CRIF. Il est également fondateur, avec le président du Fonds social juif unifié, d’une association de lobbying au niveau européen intitulée "Medbrige".

Pendant son mandat de député européen, il était à la ’Commission des affaires étrangères et de la politique de défense’, et il a été à l’origine de la demande d’une commission d’enquête parlementaire sur l’usage des fonds versés par l’UE à l’Autorité palestinienne. En 2003, il a été l’un des fondateurs d’un groupement pour traiter de la question "de la montée de l’antisémitisme et de l’antisionisme en France".

Selon le Canard Enchaîné du 20/02, "il est classé ’pro-israélien en diable’ par ses camarades socialistes".

Car cette nomination s’inscrit dans un vaste mouvement (y compris des personnes) en faveur d’Israël depuis l’élection de N. Sarkozy. Selon le Canard du 5/3 (cf. dernière page "Larmes de crocodile pour Gaza") : "A en croire d’insolents diplomates français, on entend dire, dans plusieurs organisations européennes, que l’équipe Sarkozy-Kouchner-Levitte adopte des positions encore plus ’pro-israéliennes’ que celles du clan Bush". L’ex-ambassadeur de France en Israël, Gérard Araud, est ensuite clairement indiqué comme un important acteur de ces nouvelles orientations.

Protestez sans tarder contre cette nomination.

Ne permettez pas que notre Ministère des affaires étrangères devienne l’un des plus ardents défenseurs d’Israël, sous couvert de "droits de l’Homme"...

Copiez-collez le modèle de lettre qui vous est proposé ci-dessous (ou écrivez votre propre courrier, en restant factuel et courtois), et signez. Car ce qui compte ici, c’est le nombre de mails envoyés !

Envoyez votre mail à

 

copie :

A notre connaissance, d’autres nominations de cette nature sont en cours. Plusieurs sont déjà intervenues.

Réagissons sans plus tarder ! Des centaines de mails doivent être envoyés dans les jours qui suivent !

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/rubrique.php3?id_rubrique=3884 

bernard.kouchner@diplomatie.gouv.fr

copie : jean-david.levitte@elysee.fr

Modèle de lettre

 :

Att. M. Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères

Copie à M. Jean-David Levitte, Conseiller diplomatique du Président de la République

Monsieur le Ministre,

Je tiens à vous faire connaître mes plus vives inquiétudes et ma profonde stupéfaction suite à la récente nomination de Monsieur François Zimeray en qualité d’Ambassadeur pour les droits de l’homme.

En effet, M. Zimeray est connu pour son appartenance à divers groupes de pression très connotés tant au niveau européen que français. Ses déclarations et initiatives partiales en particulier sur la grave question du conflit israélo-palestinien découlant de l’occupation israélienne en porte témoignage.

M. Zimeray ne me semble donc pas disposer des qualités d’impartialité requises pour assumer une telle haute fonction, qui ne peut que reposer sur un attachement rigoureux et sans faille aux principes et valeurs découlant du droit international et du droit humanitaire.

Alors qu’après sa nomination il a déclaré conserver toutes ses opinions et vouloir les mettre en œuvre comme Ambassadeur, il convient de relever que celles-ci contreviennent au droit international qui doit être applicable à tous les peuples en tous lieux, sans considérations personnelles de nature communautaire ou autre.

Souhaitant qu’il soit donné toutes les suites nécessaires à l’encontre de cette nomination, qui m’apparaît d’ailleurs s’inscrire dans un mouvement plus général en rupture avec une politique étrangère de la France qui soit équilibrée et digne,

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en mes sentiments distingués,

Prénom Nom Ville Arr

Par François - Publié dans : La France complice
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 18:39

Lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République

 
Paris, 23 juin 2008


Monsieur le Président de la République,

Vous êtes actuellement en visite officielle en Israël, à un moment particulier où l'Etat d'Israël fête le 60ème  anniversaire de sa création, alors que, de leur coté, les droits des Palestiniens - reconnus par les différentes résolutions de l'ONU - continuent à être bafoués avec la complicité, parfois agissante de, ce que l'on présente à tort comme la « Communauté internationale » (qui se réduit souvent aux Etats -Unis).

Alors que vous allez exercer ces prochains jours la présidence de l'Union Européenne, votre visite revêt une importance majeure et toute déclaration ou initiative de votre part ne manquera pas d'engager tout autant la France que l'Union Européenne.

C'est pourquoi nous nous adressons à vous afin que vous soyez le fidèle représentant de la majorité des Français et d'un nombre toujours plus grand de citoyens européens, exaspérés par la perpétuation de l'injustice dont souffre le peuple palestinien et qui ne peuvent accepter que plus de 60 ans après le plan de partage de l'ONU de 1947, vous vous apprêtiez par votre présence à honorer le 60 ème anniversaire de l'Etat d'Israël sans présenter d'initiatives fortes, à même de répondre aux droits légitimes des Palestiniens qui attendent toujours leur Etat.

De la reconnaissance par l'OLP de l'existence de l'Etat d'Israël il y a 20 ans lors du CNP d'Alger de 1988 à un règlement négocié sur le principe de l'échange « la terre contre la Paix »,

Des accords d'Oslo à la mise en place d'un quartet aux initiatives quasi inexistantes sans réelle autonomie par rapport aux Etats Unis,

De la feuille de route en plans de paix, en voyages et initiatives etatsuniens,

les Palestiniens ont toujours été sommés de faire des concessions de façon unilatérale sans voir pour autant leur situation politique ou économique s'améliorer.

Au contraire, leur vie quotidienne n'a fait que s'aggraver avec la multiplication des « check-points », des contrôles, des incursions de l'armée israélienne, des vexations gratuites ou du fait de l'instauration de punitions collectives...

Quant à leur Etat à venir, morcelé, émietté, rétréci, il est loin de représenter aujourd'hui les 47% qui lui avaient été dévolus par le plan de partage de 1947; il ne représente désormais pas même 20% de la Palestine historique.

L'édification du Mur de séparation - véritable mur d'Apartheid - qui empiète encore plus sur les terres palestiniennes, de fait « incorporées » à l'Etat d'Israël,

La construction du tramway à Jérusalem par une société française qui destructure un peu plus Jérusalem au profit de la partie israélienne,

Tout comme la colonisation qui n'a jamais cessés même durant les phases de négociations,

témoignent sur le terrain du mépris des gouvernements israéliens successifs pour le droit international (toutes ces mesures ayant été déclarées illégales) mais également de leur absence de volonté de régler de façon juste et définitive un conflit qui, par sa durée, ses diverses implications, voire son instrumentalisation, a des répercussions sur l'ensemble de la situation au Moyen Orient.

Votre voyage, Monsieur le président, devrait être l'occasion de rappeler « amicalement » mais fermement quelques vérités et évidences simples:

  • que la sécurité des Israéliens passe avant tout par la reconnaissance des droits légitimes des Palestinens
  • que l'injustice que vivent les Palestiniens ne fait qu'encourager le développement d'actes de résistance à l'occupation et des actions que l'on qualifie bien vite d'extrémistes
  • que la poursuite de la colonisation est un obstacle majeur à toute solution négociée
  • que les assassinats ciblés ne peuvent que relancer une violence qu'Israël prétend combattre
  • que la situation de la population de Gaza - victime du blocus à répétition - participe à la dégradation de l'image d'Israël à l'étranger
  • qu'un règlement définitif ne peut se faire que sur la base des résolutions de l'ONU.

Aujourd'hui, alors qu'une énième trêve vient d'être conclue, ces exigences sont plus que jamais à l'ordre du jour. La responsabilité du Président de la République française, celle du futur Président en exercice de l'Union Européenne, n'est-elle pas aussi, dès à présent, de montrer la détermination de l'UE à ne plus accepter la situation faite aux Palestiniens ?

Vos rapports amicaux avec les autorités israéliennes devraient vous y aider et rendre vos démarches plus écoutées sans courir le risque d' être accusé d'antisémitisme.

N'est il pas nécessaire, et de façon pressante aujourd'hui, de mettre à l'étude toutes les initiative susceptibles d'infléchir l'intransigeance israélienne : des pressions politiques sur le gouvernement israélien par  la suspension d'accords économiques préférentiels, dont les clauses prévoient d'ailleurs le respect par Israël des droits de l'Homme. L'éventail des mesures possibles  rend l'inaction de l'Union Européenne complice d'une situation intolérable pour les Palestiniens mais aussi pour tous ceux qui en Israël même et dans le reste du monde refusent cette politique coloniale.

L'urgence de la situation exige que la diplomatie ne reste pas inactive et impuissante, d'une impuissance coupable et qui ne fait qu'entériner le droit du plus fort au mépris du seul droit, tout simplement.

Toute complaisance ou complicité envers le gouvernement israélien ne peut que rendre plus aléatoire l'existence d'un Etat palestinien et plus probable encore une détérioration de la situation au Proche et Moyen Orient. Il est impératif d'y mettre fin.

La paix est à ce prix.

 
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre très haute considération.

 

Le collège de la Présidence du MRAP

Bernadette Hétier                          Mouloud Aounit                             Renée le Mignot
Par François - Publié dans : La France complice
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 19:40

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,

Nous apprenons avec émotion et colère que, sur proposition ce lundi 9 décembre de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères français, et alors que la France assure la présidence tournante de l’Union européenne, l'UE a décidé d’intensifier ses relations avec Israël et de donner ainsi des gages supplémentaires à l’intensification de l’occupation, du siège imposé à la population de la bande de Gaza, de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem qui vise à rendre caduc tout projet d’établissement d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967.

Ce faisant, les ministres des Affaires étrangères européens manifestent leur mépris pour le Parlement et les parlementaires européens qui avaient décidé d'ajourner le vote jusqu'à ce que les choses changent sur le terrain.

Cette coopération renforcée doit se traduire entre autres par « la possibilité d'inviter Israël à participer aux missions civiles » menées dans le cadre de la politique européenne de défense et de sécurité et à engager avec Tel-Aviv « au moins une fois par an » un dialogue informel sur les questions stratégiques. Ce renforcement des relations concerne tous les domaines -politique, économique, scientifique, ou sécuritaire.

On comprend que la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni ait qualifié cette annonce de « succès significatif pour la diplomatie israélienne, qui ouvre une nouvelle page » dans les relations avec l'UE, et ce alors que la politique israélienne organise l’impasse du processus de paix. On comprend aussi la « profonde inquiétude » manifestée par les Palestiniens. « L'UE est un groupement fondé sur des valeurs et des idéaux incompatibles avec les violations du droit international et des droits humains commis par Israël » a déclaré Salam Fayyad qui interroge : « Le processus politique dans lequel l'UE souhaite être un acteur clef a pour objectif la création d'un Etat palestinien. Comment un tel Etat peut-il voir le jour avec la poursuite de la colonisation ? »

La décision des ministres des Affaires étrangères européens, sur proposition du ministre français, n’est pas seulement un déni de justice et une prime à l’impunité, c’est aussi un message clair adressé au gouvernement israélien, message selon lequel la poursuite de la violation de ses engagements et du droit international ne constitue pas une entrave à son intégration toujours plus poussée dans l’UE. Un message adressé au Palestiniens selon lequel ils n’auront droit qu’à des sanctions, au déni de leurs droits, à des poussières d’Etat enclavées, étriquées, sans présent et sans avenir. Un message adressé aux militants de la paix anticolonialistes israéliens selon lequel la France et l’Europe se moquent de leur combat. Un message aux citoyens européens selon lequel l’avenir en Méditerranée, c’est la forclusion du droit et la prime au plus fort.

Engagés pour le droit et pour la paix, nous ne pouvons l’accepter.

Israël qui n’est pas un Etat au-dessus des lois ne saurait bénéficier d’un avantage qui ne pourrait être compris que comme une prime à la violation du droit international et un renoncement aux valeurs défendues par l’Union européenne.

Nous demandons la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël tant qu’Israël ne respecte pas les droits humains et ne se conforme pas au droit international et à ses engagements. Nous dénonçons le « rehaussement » des relations entre l’UE et Israël auquel les ministres viennent honteusement de consentir. Nous vous demandons de ne pas entériner cette décision.

Une exigence que nous portons et porterons avec nos partenaires palestiniens, israéliens et européens.

Paris le 10 décembre 2008

Bernard Ravenel,

Président de l'Association France-Palestine Solidarité


http://www.france-palestine.org/article10584.html
Par François - Publié dans : La France complice
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /2009 12:54
Depuis le 27 décembre, Gaza est à feu et à sang : plus de 400 morts et de 2 000 blessés au moment où ces lignes sont écrites.

Depuis des années, la Préfecture de Police de Paris refuse systématiquement toute demande de manifester devant - ou même à proximité - de l'ambassade d'Israël, dès lors que les protestataires ont des critiques à exprimer quant à la politique israélienne. Par contre cette même Préfecture vient d'autoriser, à cet endroit, un rassemblement de soutien à l'agression israélienne. Ce rassemblement, prévu pour le 4 janvier, est organisé par le CRIF et Migdal, un organisme extrémiste pro-israélien. Ce dernier n'hésite pas à utiliser comme service d'ordre la mal nommée Ligue de défense juive, milice d'extrême droite bien connue des services de police pour sa violence et son racisme anti-arabe.


À la suite de cette autorisation pour le moins contestable, une autre organisation de la communauté juive a déposé, à son tour, une demande pour un rassemblement devant les grilles de l'ambassade : il s'agit de l'Union juive française pour la paix (UJFP). Pacifiste, favorable à une solution politique du conflit, cette association travaille pour une paix juste entre Israéliens et Palestiniens, pour l'arrêt des violences et pour le « vivre ensemble » entre Juifs et Arabes, au Proche-Orient comme en France.

Le service d'ordre de l'UJFP a informé les autorités préfectorales de sa disponibilité à collaborer avec la police nationale et les CRS postées devant l'ambassade afin d'assurer la sécurité et l'ordre public, soulignant sa détermination à éviter tout débordement.

La position de la Préfecture est catégorique : oui au CRIF et aux extrémistes de Migdal, non aux pacifistes de l'UJFP.

Cette décision est inadmissible dans un pays qui se réclame de la démocratie républicaine et des droits humains. Les pouvoirs publics en France doivent être au service de leurs concitoyens et non pas à celui des organisations extrémistes dont la violence raciste est avérée. Ils ne doivent pas, non plus, être au service d'autres États, surtout ceux engagés dans des guerres coloniales sanglantes qui suscitent l'indignation de l'opinion française et la réprobation de la communauté internationale.

3/01/09

COLLECTIF NATIONAL POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTININES ET ISRAÉLIENS
Par François - Publié dans : La France complice
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 19:51

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou va être reçu ce mardi par le Président Nicolas Sarkozy .
Cette visite en France fait suite à celle de son ministre des Affaires étrangères connu pour ses propos racistes Avigdor Lieberman mais qui avait été néanmoins reçu par son homologue Bernard Kouchner sans que ce dernier n’exprime la moindre indignation pour ces propos.
Si la tournée de Lieberman effectuée en Europe, sa réception par des chefs de gouvernements, son entretien avec Bernard Kouchner avaient sans nul doute pour objectif tout autant de sonder les réactions européennes après la formation du gouvernement israélien que d’apporter la preuve aux yeux de l’opinion publique internationale que malgré la présence de l’extrême droite en son sein le gouvernement restait néanmoins fréquentable, la visite du Premier ministre Benyamin Netanyahou au Président Sarkozy entre dans un autre cadre.

Prenant place après le discours du Caire du Président Obama, l’inscription dans cette chronologie donne à cette visite tout son caractère et peut expliquer –hypothèse plausible - le report d’une visite de Benyamin Netanyahou en France initialement prévue le 3 juin.
Ainsi cette visite a-t-elle lieu- après celle –préséance oblige- effectuée par Benyamin Netanyahou le 18 mai aux Etats-Unis et après le cadrage opéré par le discours du Président Obama au Caire…Preuve que ce sont bien les Etats-Unis qui gardent le rôle déterminant et sont le point de passage obligé de toute solution et que malgré ses efforts, son amitié pour Israël, la remise en cause de la politique traditionnelle de la France, Nicolas Sarkozy ne peut espérer jouer sur la scène du Moyen-Orient qu’un rôle secondaire de commis.

Après la réponse totalement dilatoire qu’il a donnée, lors de sa conférence de presse de la semaine dernière, aux propositions des Etats-Unis, il est à craindre que Benyamin Netanyahou ne mette à profit sa visite en France pour obtenir de Paris le soutien dont il a besoin, desserrer l’étreinte que font peser les nouvelles propositions étatsuniennes et faire oublier l’inconsistance de ses réponses tout en laissant les choses traîner en longueur.
Les commentaires du gouvernement français laissent craindre une « compréhension » inadmissible pour les positions israéliennes alors même qu’elles représentent un recul absolument considérable.

Pour le MRAP, aucun renoncement au droit international ne peut être toléré et le gouvernement français se doit de condamner sans aucune réserve une politique israélienne définie par le discours de Netanyahou qui tourne délibérément le dos à toute possibilité de paix et qui rend quasiment impossible, par les conditions inacceptables posées, la création d’un Etat palestinien.
Le refus du gel des colonies, la non-délimitation des frontières, le refus du partage de Jérusalem, la création d’un Etat démilitarisé suffisent à expliquer le refus des Palestiniens
L’exigence de reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël est également inacceptable ; outre qu’elle évacue la question des réfugiés palestiniens, elle porte gravement atteinte à la présence de la minorité palestinienne qui représente 20% de la population en Israël.
En ce domaine, le MRAP exige que soient demandées des explications au gouvernement israélien et que de sérieuses garanties soient obtenues quant aux droits des Palestiniens d’Israël et contre toute tentative détournée ou délibérée d’opérer un transfert, c’est à dire une nouvelle expulsion des Palestiniens hors du territoire d’Israël qui représenterait l’ultime phase d’un nettoyage ethnique qui avait culminé en 1948.
Durant la dernière campagne électorale, Tzipi Livni, candidate du parti Kadima et alors ministre des Affaires étrangères d’Israël, avait déjà préconisé la création d’un Etat palestinien vers lequel seraient transférés les Palestiniens d’Israël manière détournée de les expulser et de transformer Israël en un Etat réservé aux seuls juifs.

Pour le MRAP, la visite du Premier ministre israélien devrait être également l’occasion pour le Président Sarkozy de demander des comptes sur les massacres perpétrés par l’armée israélienne lors de son agression contre Gaza, véritables crimes de guerre que le gouvernement israélien entend couvrir et qui déshonorent ceux qui les ont commis comme ceux qui les ont commandés ou ceux qui les couvrent et pour lesquels de nombreuses organisations au niveau international demandent l’ouverture d’une enquête et l’inculpation des responsables.

Pour le MRAP, la question de l’Iran présentée exagérément par Israël comme un problème de survie ne doit pas servir de prétexte à une occultation de la question palestinienne et à un soutien détourné apporté à Israël. L’Iran ne doit pas éviter au Président français d’aborder sans détours la question palestinienne.

Néanmoins le MRAP émet des doutes sérieux et sur les intentions et sur la volonté du Président Sarkozy de transmettre au Premier ministre israélien les protestations des citoyens de France, lassés des manoeuvres israéliennes pour éviter la reconnaissance des droits légitimes des Palestiniens à un Etat conforme aux résolutions internationales et qui, pour remédier à l’absence de mesures pour contraindre Israël à respecter le droit international, ont lancé une campagne de boycott pour laquelle le MRAP a développé un argumentaire disponible sur son site et dans lequel il demande également l’embargo des armes à destination d’Israël et la cessation de toute coopération militaire.

 

MRAP Commission Moyen-Orient

Par François - Publié dans : La France complice
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 19:32
Après la visite du premier ministre israélien : des complicités avérées et de regrettables silences

Le MRAP exprime son incompréhension devant l’absence de critiques formulées par le président Sarkozy à l’encontre de la politique israélienne lors de la visite du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et regrette que le président français n’ait pas conforté l’attitude de monsieur Mitchell, l’envoyé spécial de l’Administration Obama, qui n’a pas hésité à marquer sa réprobation envers les propositions israéliennes sur la Palestine allant jusqu’à remettre la réunion qu’il devait avoir ce mardi avec monsieur Netanyahou.

Venu rechercher auprès de la France de Sarkozy après l’Italie de Berlusconi les appuis nécessaires pour disposer d’une marge de manœuvre vis à vis des demandes formulées par le président Obama et tenter de crédibiliser au niveau international ses positions jusqu’auboutistes, monsieur Netanyahou peut être satisfait de sa visite en France.
De ce point de vue son voyage est un succès pour la diplomatie israélienne et une amère trahison par la France des principes les plus élémentaires pouvant amener un règlement de la question palestinienne.
Les exigences israéliennes : reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël, délimitation des frontières, refus du partage de Jérusalem, démilitarisation du futur Etat palestinien n’ayant fait du côté français l’objet d’aucune contestation, c’est en fait un blanc- seing que le président Sarkozy s’est permis, au nom de tous les Français de délivrer à son invité.

Si le président français peut se prévaloir d’avoir obtenu des assurances quant à l’arrêt de la construction de nouvelles colonies, c’est qu’il se prête consciemment à un véritable marché de dupes ; pseudo-concession, cette mesure ne signifie nullement l’arrêt de l’extension des colonies existantes …d’autant que c’est le démantèlement complet des colonies qu’il faut exiger pour remplir l’une des conditions préalables à une véritable négociation israélo-palestinienne.
En ce sens, monsieur Sarkozy prête son concours à une opération de mystification de l’opinion publique qui disqualifie la France sur la scène moyen-orientale.

La proposition d’organiser une réunion du Quartet sur la Palestine à Paris – la Russie de son côté fait la même proposition de réunion à Moscou- ne peut en l’occurrence apparaître que comme une initiative visant à restaurer le crédit diplomatique de la France et une opération médiatique dont le président français peut attendre avant tout des retombées en termes de prestige personnel.

Enfin le MRAP s’étonne que sur les problèmes d’ordre plus spécifiquement humanitaires, l’attention du président Sarkozy ne se soit focalisée que sur le sort du caporal Chalit, prisonnier du Hamas dont il demande la libération oubliant le sort de Salah Hammouri, jeune franco-palestinien solidaire de la lutte des Palestiniens, emprisonné en Israël depuis plus de 4 ans , dont le président français s’est abstenu d’évoquer le cas auprès de monsieur Netanyahou, preuve d’une partialité regrettable et fautive qui laisse entendre que le sort d’un franco-israélien, caporal dans l’armée israélienne, et capturé à ce titre, valait plus que celui d’un franco-palestinien et des quelque 11 000 hommes, femmes et enfants palestiniens prisonniers des geôles israéliennes pour avoir résisté à l’occupation de leur pays.

Paris, le 15 juin 2009.
Par François - Publié dans : La France complice
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