Solidarité

Vendredi 21 septembre 2007 5 21 09 2007 20:54
GAZA : "ENTITE HOSTILE" ou  PEUPLE QUI RESISTE ?

Un peuple  entier est emprisonné. Un peuple entier est affamé, un peuple entier est bombardé.
Les enfants palestiniens sont victimes de l'armée d'occupation ; ils sont tués, blessés, interdits d'éducation. La communauté internationale constate et se tait en violation constante de ses obligations et du respect des normes du droit international
Un peuple entier qui se bat pour son indépendance et sa liberté. C'est un seul peuple à Gaza en Cisjordanie et à Jérusalem.

Le peuple palestinien, à Gaza ou ailleurs n'est pas une "/entité/" C'est un peuple, et la population de Gaza est une composante de ce peuple .
Gaza  c'est un morceau arraché à  la Palestine, toujours occupé, toujours agressé, toujours encerclé, et maintenant asphyxié sur ses limites terrestre, maritime, aérienne, et on si on l’affuble aujourd’hui du nom d’"entité", c’est pour mieux l’effacer en restant sourd aux appels au secours de sa population.
 
Là où le peuple palestinien lutte pour son droit à la souveraineté, pour son droit à disposer de ses ressources et de sa terre, Là où le peuple palestinien, dans la Bande de Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem résiste à l'occupation israélienne et à la conspiration du silence orchestrée par la communauté internationale, L'Etat d'Israël soutenu par les Etats-Unis et certains Etats européens en accord avec la politique hégémonique et impérialiste étatsunienne décide « d'effacer » les citoyens palestiniens de la bande de Gaza.
 Ce terrifiant vocabulaire est celui du prétendu "/choc des civilisations/" et de la science fiction. C'est "/ALIEN/"  qu'on nous joue. Mais ce sont  Un million et demi d'hommes de  femmes et d'enfants, ce sont des êtres de chair et de sang (qui coule tous les jours) . Et on  veut  les déshumaniser   pour pouvoir les "punir" en toute  tranquillité,  d'avoir mal voté,  de refuser de courber la tête...
Les "modérés d'Israël "comme les appelle Gidéon  Lévy dans "Haaretz du 10 septembre,  discutent  pour la première fois dans le gouvernement  de  couper " l'oxygène infrastructurel de Gaza", c'est à dire l'eau l'électricité, le fioul... 
A la question d'un journaliste: "Qu’arrivera-t-il si couper l’eau et l’électricité à Gaza se révèle vain ?" Haïm Ramon  considéré comme un modéré de ce gouvernement  et auteur de ces propositions répond: « Tant que nous n’aurons pas essayé, nous ne pourrons pas savoir »

Nous savons que  déshumaniser des êtres humains et leur faire subir  de telles choses est un crime contre l'humanité, et que ceux qui  font cela sont des criminels.
Comment un Etat qui prétend être un Etat "/juif/" peut-il oublier à ce point le passé  juif sur lequel il tente depuis l'origine de fonder sa légitimité ?
Nous savons. Affamer un peuple -au nom du  prétendu choc des cultures et des civilisations-, tuer un peuple parce que sa façon de vivre est différente de celle que l'on veut imposer, est criminel. L'histoire l'a montré, l'histoire l'a dénoncé. L'histoire l'a jugé.

Comment les juifs du monde pourraient-ils tolérer ça?
Comment les Etats démocratiques oseraient-ils le tolérer?

*L'Union Juive Française pour la Paix* appelle les hommes et les femmes du monde entier à stopper ce processus criminel avant qu'il ne soit trop tard, pour les Palestiniens, pour les Israéliens, pour les juifs et pour l'humanité, dans tous les sens du terme.
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Jeudi 27 septembre 2007 4 27 09 2007 20:49
 Bonjour à tous,
Ce document existe en anglais ; vous pouvez nous le demander ou le télécharger sur le site de l’association : www.alkamandjati.com 
Bien à vous,
Al Kamandjâti.

Association AL KAMANDJÂTI
Office in France :
15, rue du Petit Chaumineau
49 100 Angers - France
Tel. / Fax : 00 33 / (0)2 41 37 15 02
Office in Palestine :
Ramallah Downtown - Palestine
Mail Address: P.O. Box 943 Ramallah - Palestine
Phone / Fax: 00 972 / (0)2 297 31 01
info@alkamandjati.com
http://www.alkamandjati.com
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Samedi 13 octobre 2007 6 13 10 2007 09:53
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 10 2007 00:01
http://picasaweb.google.fr:80/generationpalestine/ActionsGNRationPalestine

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Aujourd’hui, à 13h, un groupe de militants de France, Suisse et Belgique, membres de l’association Génération Palestine, ont décidé d’exprimer leur opposition à l’accueil chaleureux du président Nicolas Sarkozy au criminel de guerre / premier ministre israélien Ehud Olmert.
 
Ils ont déroulé un gigantesque drapeau palestinien de l’Arc de Triomphe, sur les Champs Elysées, au moment précis où Ehud Olmert déjeunait avec Nicolas Sarkozy. Leur message a été enregistré par des journalistes de l’AFP.
 
Leur porte-parole a déclaré : « Nous voulons dire à Olmert qu’il n’est pas le bienvenu dans notre pays tant qu’il n’aura pas retiré son armée des territoires palestiniens occupés, levé le siège sur la bande de Gaza, et purgé les peines de ses crimes de guerre ».
 
« Nous voulons affirmer à Nicolas Sarkozy, et à l'ensemble des dirigeants européens, qu’il ne devraient pas accueillir Olmert tant qu’Israël refusera de se conformer au droit international et qu’il devrait mettre fin à la coopération de la France et de l’Europe avec Israël, notamment leur coopération militaire »
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 11 2007 06:56
Le 27 novembre prochain, les dirigeants mondiaux vont parler de paix à Annapolis alors que les habitants de Gaza sont assiégés, privés de nourriture, de travail, de carburant, d'électricité, de médicaments et que de plus en plus de malades meurent.

Dans le cadre de la campagne "HALTE AU SIEGE DE GAZA", écrivez à vos eurodéputés ou reprenez notre modèle de lettre ci-dessous.

Ne restons pas silencieux parce que nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !

Merci

Ci-dessous, les coordonnées de vos euro députés

Euro Région Sud-Ouest
fcastex@wanadoo.fr, jean-marie.cavada@europarl.europa.eu,
cdeveyrac@europarl.europa.eu, anne.laperrouze@europarl.europa.eu,
gerard.onesta@europarl.europa.eu, robert.navarro@europarl.europa.eu,
aquitaine@beatrice-patrie.org

Euro Région Ouest
marie-helene.aubert@europarl.europa.eu,
philippe.morillon@europarl.europa.eu, elisabeth.morin@europarl.europa.eu,
aguellec-deputeeuropeen@wanadoo.fr, stephane.lefoll@europarl.europa.eu,
roselyne.lefrancois@europarl.europa.eu,
bernard.poignant@europarl.europa.eu,
marie-line.reynaud@europarl.europa.eu,
bernadette.vergnaud@europarl.europa.eu

Euro Région Massif Central-Centre
jean-pierre.audy@europarl.europa.eu, b.bourzai@wanadoo.fr,
bernadette.bourzai@europarl.europa.eu, mhd5@wanadoo.fr,
marie-helene.descamps@europarl.europa.eu,
janelly.fourtou@europarl.europa.eu, c.guyquint@wanadoo.fr,
andre.laignel@europarl.europa.eu

Euro Région Est
jeanmarie.beaupuy@europarl.europa.eu, joseph.daul@europarl.europa.eu,
nathalie.griesbeck@europarl.europa.eu, benoit.hamon@europarl.europa.eu,
adeline.hazan@europarl.europa.eu,
marieanne.islerbeguin@europarl.europa.eu, mathieuve@wanadoo.fr,
pierre.moscovici@parti-socialiste.fr, pierre.pribetich@europarl.europa.eu,
catherine.trautmann@europarl.europa.eu

Euro Région Sud-Est
jean-luc.benhamias@europarl.europa.eu, guy.bono@europarl.europa.eu,
marie-arlette.carlotti@europarl.europa.eu,
thierry.cornillet@europarl.europa.eu, claire.gibault@wanadoo.fr,
francoise.grossetete@europarl.europa.eu, michel.rocard@europarl.europa.eu,
martine.roure@europarl.europa.eu, ari.vatanen@europarl.europa.eu

Euro Région Ile-de-France
pervenche.beres@europarl.europa.eu, marielle.desarnez@europarl.europa.eu,
harlem.desir@free.fr, ferreira.anne@wanadoo.fr,
nicole.fontaine@europarl.europa.eu, bernard.lehideux@europarl.europa.eu,
francis.wurtz@europarl.europa.eu, alain.lipietz@europarl.europa.eu,
pierre.schapira@mairie-paris.fr, gille.savary@europarl.europa.eu,
paulmarie.couteaux@europarl.europa.eu, jacques.toubon@europarl.europa.eu


Euro Région Nord-Ouest
jean-louis.cottigny@europarl.europa.eu, brigitte.douay@europarl.europa.eu,
helene.flautre@europarl.europa.eu,j acky.henin@europarl.europa.eu,
mn-lienemann@wanadoo.fr, vincent.peillon@europarl.europa.eu,
tokia.saifi@europarl.europa.eu, henri.weber@europarl.europa.eu

Euro Région Outre-Mer
catherine.neris@europarl.europa.eu, margie.sudre@europarl.europa.eu,

Manuel Baroso, président de l'Union Européenne :
sg-web-president@ec.europa.eu

Faites connaître votre opinion au Président du Parlement européen et aux députés européens de votre euro-région.


############

modèle de mail

Sujet : Halte au siège de Gaza


Monsieur le Président
Madame la députée européenne,
Monsieur le député européen,

Vous êtes peut-être au courant du drame que vivent les habitants de Gaza depuis maintenant bientôt 2 ans, depuis que vous n'avez pas respecté leur choix démocratique et que vous avez décidé de suspendre l'aide européenne.

Le 28 octobre dernier, l'armée israélienne a décidé de réduire de 15 à 20% la fourniture en électricité et en carburant à cette bande de terre qui est la plus peuplée au monde, où le taux de chômage est de 70%, où 80 % de la population vivent sous le seuil de pauvreté et où les malades meurent par manque de soins ou de médicaments.

Cette semaine, nous avons appris que le gouvernement israélien allait réduire encore plus sa fourniture d'électricité à la bande de Gaza à compter du 2 décembre prochain..
Ceci est un crime de guerre et viole la Quatrième Convention de Genève dont la France est signataire. Cela signifie que la France est engagée à la respecter et à la faire respecter en toutes circonstances.

Aussi, je vous écris afin de vous demander de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour qu'Israël reprenne ses livraisons normales de carburant, qu'il renonce à appliquer les coupures d'électricité envisagées, et surtout qu'il lève immédiatement le siège imposé à cette population innocente.

Merci

Prénom, Nom
Adresse
code postal Localité



Vous pouvez également écrire par courrier postal à l'adresse suivante :

Parlement Européen
(Bureau des pétitions)
60 rue Wiertz
B-1047 Bruxelles (Belgique)


############

D'autre part, n'oubliez pas de signer la pétition : "Un million de messages pour mettre fin au siège sur Gaza"

Nous soutenons totalement l'appel à une Halte du Siège de Gaza, qui est un véritable appel au secours pour sauver la population de Gaza des détériorations dramatiques de leurs conditions de vie résultant de l'état
de siège imposé par Israël.
Nous voulons que notre gouvernement et les autres gouvernements du monde entier mettent la pression sur Israel pour qu'il cesse Maintenant !

Nous rejoignons la campagne Halte au Siège (Campagne palestinienne et internationale pour mettre fin au Siège de Gaza). Et nous participons également à la récolte d'un million de signatures et de messages (et plus)
qui appellent à un arrêt du Siège de Gaza.

Nous demandons au site internet Window into Palestine de publier notre pétition et les résultats au moment opportun et de façon convenable.

Nous demandons instamment à tous les participants de mobiliser les individus et les organisations du monde entier, en particulier aux États-Unis, en Europe et en Israël, pour qu'ils soutiennent la campagne en distribuant des documents et du matériel au sujet de l'impact dévastateur du siège et en faisant connaître la Campagne Halte au Siège.

Pour finir, nous demandons à la communauté internationale d'utiliser tous les moyens disponibles, pour mettre fin aux punitions collectives illégales imposées à la population de Gaza, qui n'ont rien fait pour mériter ce qu'Israel leur inflige.

Sincèrement,

Pour signer, allez à l'adresse suivante :
http://www.petitiononline.com/etgs1/petition.html



--
http://www.ism-france.org
ou
http://www.ism-suisse.org
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 12 2007 21:24
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 12 2007 21:33

29 novembre 1947 – 29 novembre 2007

60ème anniversaire du plan de partage de la Palestine à l’ONU.
 
L’Association France Palestine Solidarité de Thionville
vous invite à une conférence suivie d’un débat
 
 Un Etat/ deux Etats en Palestine ?
 par Pierre STAMBUL
de l’Union Juive Française pour la Paix
 
Le 29 novembre 1947 l’ONU vote le plan de partage de la Palestine mandataire qui prévoit la création de deux états, un état juif sur 56,5% du territoire et un état arabe sur les 43% restants, Jérusalem étant déclarée zone internationale. 60 ans plus tard, l’état palestinien n’existe toujours pas.
Et pourtant, en 1988, l’OLP a reconnu l'Etat d'Israël dans ses frontières d'avant 1967, acceptant ainsi de limiter le futur Etat Palestinien à 22% de la Palestine historique. Quelques années plus tard, les accords d'Oslo étaient censés aboutir à la création de cet Etat.
Aujourd'hui, ce processus semble mort. L'installation de plus de 450000 Israéliens dans les territoires occupés, la multiplication des colonies dont certaines sont de véritables villes et la constitution d'un "Grand Jérusalem" de Ramallah à Bethléem rendent très improbables une évacuation. Alors quelle paix ? Faut-il en revenir à la revendication historique de l'OLP : "un seul Etat laïque et démocratique".
 Pierre STAMBUL a été président de l’UJFP jusqu'en 2007 ; il est toujours membre du Bureau national de cette organisation.
 
 A THIONVILLE
LE VENDREDI 7 DECEMBRE 2007
A 20H15
SALLE SCHWEITZER (Passage du Temple)
 
AFPS-Thionville – BP 80038 – 57129 Thionville cedex


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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 12 2007 06:58
Appel du Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens
60 ans après, où est l’Etat Palestinien ?
Il y a 60 ans, le 29 novembre 1947, les Nations Unies décidaient, sans demander leur avis aux Palestiniens, de partager la Palestine entre « un Etat juif et un Etat arabe ». Au terme de la guerre de 1947-1949, Israël s’était emparé de plus de 78% de la Palestine historique. 80% des habitants palestiniens, soit 800 000 personnes, furent chassées de leur terre et devinrent des réfugiés. Et l’Etat de Palestine ne verra pas le jour…
60 ans de ségrégation et de colonisation: la paix ou l’apartheid
Depuis, le peuple palestinien a subi le refus israélien d’appliquer le droit international. Le droit au retour des réfugiés, inscrit dans la résolution 194 de l’ONU a été dénié au nom de la sécurité et de la nécessité de maintenir une majorité juive en Israël. En 1967, il y a plus de 40 ans, Israël s’empare de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, et annexe Jérusalem-Est. La violence de l’occupation vint ainsi s’ajouter à l’exil forcé des Palestiniens. Terres confisquées, colonisation, répression de toute résistance, châtiments collectifs, discriminations contre les Palestiniens « citoyens d’Israël » et aujourd’hui, construction du Mur et blocus de la bande de Gaza. Au détriment du droit international, Israël met en place un système de ségrégation totale entre les Palestiniens et les Israéliens. L’alternative formulée par l’ancien président des Etats-Unis, Jimmy Carter, est plus que jamais d’actualité : Israël doit choisir entre la paix ou l’apartheid.
60 ans d’injustices : la paix ou l’extension de la guerre
4 guerres israélo-arabes, 2 Intifadas, trop de morts. Israël est l’allié stratégique des Etats-Unis dans la politique de domination du Moyen-Orient, appuyée par cette idéologie guerrière du « Choc des Civilisations » que nous combattons. A l’occupation israélienne en Palestine, s’ajoutent la guerre contre le Liban l’été dernier, l’occupation de l’Irak et les menaces de guerre contre l’Iran, alimentant le cercle infernal de la violence, au risque d’une explosion régionale voire internationale.
Après 60 ans de manque de courage politique, il est temps pour nos dirigeants de prendre conscience de l’urgence d’œuvrer pour qu’Israël se plie enfin aux exigences du droit international. Quels que soient leurs dirigeants, les Palestiniens ont des droits, ils doivent être respectés. Nous soutenons leur résistance légitime contre l’oppression. Si la sécurité est un droit, pour tous, nulle partie n’obtiendra la paix au détriment des droits de l’autre.
Pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens :
<!--[if !supportLists]-->-       <!--[endif]-->Application du droit international : droit au retour des réfugiés, retrait israélien de tous les territoires occupés, démantèlement du Mur et des colonies, libération des prisonniers politiques palestiniens, un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale.
<!--[if !supportLists]-->-       <!--[endif]-->Des sanctions contre Israël tant qu’Israël viole le droit international : suspension des accords économiques d’association UE / Israël, arrêt de la coopération militaire France / Israël.
 
Organisations signataires :
Alliance for Freedom and Dignity (AFD-France),
Americains Contre la Guerre,
Association France Palestine Solidarité (AFPS),
Association de Jumelages Palestine France (AJPF),
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF),
Association des Tunisiens en France (ATF),
Collectif Faty Koumba,
Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP),
Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis),
Collectif des Musulmans de France (CMF),
Campagnes Civiles Internationales pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP),
Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR–PO),
Droit-Solidarité,
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives (FTCR),
Femmes en Noir,
Génération Palestine,
La Courneuve-Palestine,
Les Alternatifs,
Les Verts,
Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR),
Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté - France (WILPF),
Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP),
Organisation de Femmes Egalité,
Palestine Solidarité 18,
Parti Communiste Français (PCF),
Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF),
Participation et Spiritualité Musulmane (PSM),
Pour Jérusalem,
Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS),
Union Juive Française pour la Paix (UJFP).
 
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 12 2007 23:26

ANNAPOLIS :

UN DOUBLE DENI, UNE LOGIQUE DE GUERRE
 
 
La rencontre d'Annapolis n'est pas une rencontre de paix. Elle n'aborde aucune des questions fondamentales, par contre cette rencontre s'inscrit dans une logique de guerre contre l'Iran. A ce titre elle constitue un danger pour la paix.
 
Cette rencontre veut tout d'abord imposer un déni de réalité :
 
Les bases de l'examen de la situation ignorent délibérément les deux sources majeures du conflit : l'occupation israélienne et la colonisation galopante des territoires palestiniens occupés. Cette colonisation, qui n'a jamais cessé depuis 1967, a continué malgré tous les engagements signés par Israël :
 
Le paragraphe 7 des accords d'Oslo stipule : « aucune des parties ne prendra de mesures unilatérales modifiant la situation sur le terrain, avant l'achèvement des négociations sur un statut définitif ».. Or au cours de la décennie qui a suivi, le nombre des colons a doublé.
Et à quoi Israël s'est-il engagé dans la Feuille de Route ? : « Le gouvernement d'Israël gèlera toute activité de colonisation, conformément au rapport Mitchell, y compris la croissance naturelle des colonies ». (Gideon Lévy Haaretz 20 novembre 2007).
Ces obligations sont loin d’être respectées. Et depuis la conférence d'Annapolis, s'est engagée la construction dans la colonie d’Ar Homa de trois cent cinquante unités de nouveaux logements pour des colons.
 
Ce sont l'occupation et la colonisation qui menacent la paix, des négociations qui ne partent pas de cette réalité ne peuvent conduire à la paix..
 
L'élimination de Gaza et l'absence de toute représentation du HAMAS démocratiquement élu de ces pourparlers est aussi un déni de réalité qui ne permet pas d'envisager la création d'un Etat palestinien viable.
 
Cette rencontre veut en même temps imposer un déni du droit international :
 
Les négociations sont prévues sous l'égide exclusive des Etats-Unis, sans aucune médiation :
 
·        Ni celle du Quartett signataire et garant de la Feuille de Route, unique référent des négociations,
 
·        Ni celle de l'ONU : Israël a exigé et obtenu que soit retirée la motion proposée par les Etats-Unis au vote de l'ONU pour soutenir le processus engagé à Annapolis, les officiels israéliens étaient en effet « soucieux qu'une résolution formelle n'implique trop les Nations Unies dans les efforts de paix au Moyen-Orient. » (Pas de calendrier définitif pour les pourparlers avec les Palestiniens (Haaretz service and Reuters 2/12/2007).
 
Annapolis installe en réalité des négociations unilatérales
 
Enfin en imposant comme objet de négociation la reconnaissance par les Palestiniens du caractère juif de l'Etat d'Israël elle remet en cause le droit internationalement reconnu du retour des réfugiés et elle occulte le fait que 20% de la population israélienne est palestinienne.
 
La feuille de route elle-même présente l'énorme avantage, ainsi que l'a affirmé Olmert à son cabinet, de placer en tête de tout son développement l'exigence de sécurité d'Israël et l'obligation faite aux Palestiniens d'éradiquer le terrorisme. Les termes de la déclaration commune permettent d'entendre qu'Israël n'aura à exécuter un quelconque engagement qu'après l'application par les Palestiniens de tous les engagements de la Feuille de Route.
 
Mission est donc donnée à Mahmoud Abbas d'engager une véritable guerre civile dans les Territoires Occupés, et sur le terrain les Forces Spéciales de l'Autorité Palestinienne entraînées dans la région de Jéricho sous la direction du Général Américain Dayton, procèdent déjà à des dizaines d'arrestations quotidiennes en Cisjordanie pour répondre à cette exigence.
 
Cette rencontre ne cherche pas à installer une logique de paix mais une logique de guerre.
 
Elle entérine l'abandon de Gaza à la tragédie de l'étranglement et à présent aux menaces d'une attaque d'envergure par l'armée israélienne qui se précisent tous les jours : le gouvernement se dit prêt à l'invasion, ainsi que le rapporte la presse israélienne et américaine. De vrais pourparlers de paix nécessitent le gel immédiat de la colonisation, la levée du siège de Gaza, l'invitation à la table des négociations de représentants du Hamas démocratiquement élus, la mise en place d'une véritable conférence internationale sous l'égide de l'ONU avec de véritables médiateurs et non des Etats complices ou à la botte des Etats-Unis. C'est ce que le mouvement international de solidarité doit exiger pour que l'on puisse parler de négociations de paix.
 
Le Bureau National de l’UJFP
Le 11 décembre 2007
 
 
 
 
UNION JUIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX
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 ADRESSE :____________________________________________________________________
 VILLE :    ____________________________ TÉLÉPHONE :____________________________
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 ¨ Je souhaite être informé des activités de l'UJFP         ¨ Je souhaite adhérer à l'UJFP. Ci-joint un chèque de :
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Veuillez libeller votre chèque à l'ordre de l'UJFP et l'envoyer à : UJFP, 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS –
Tél. national : 06 23 27 26 87        courriel  secretariat.ujfp@gmail.com · www.ujfp.org
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 12 2007 23:29
Intervention à Boulogne-sur-Mer (24 novembre 2007)
Et Thionville (7 décembre 2007)
à l’invitation de l’AFPS
 
Un Etat ou deux Etats en Palestine ?
 
Le sujet pourrait paraître surréaliste quand on examine les drames actuels et la situation réelle de la Palestine : un pays qui n’a jamais été indépendant. Plus de 700000 Palestiniens ont été expulsés de chez eux en 1947-48. L’Etat d’Israël s’est établi après la Naqba sur 78% de la Palestine historique et a été reconnu internationalement malgré ce nettoyage ethnique fondateur. Ce qu’on appelle les « territoires palestiniens » sont occupés et (en bonne partie) annexés depuis près de 40 ans. Si on se bat pour une paix fondée sur l’égalité des droits et la justice, on doit se poser la question de la forme étatique future.
 
Où est la frontière ?
La première sensation que l’on a quand on voyage en Israël et en Palestine, c’est que la frontière internationalement reconnue (la ligne verte), celle d’avant 1967, a totalement disparu et que la colonisation a radicalement modifié la géographie de la région. Aucune carte israélienne n’indique la frontière.
Le réseau routier a absorbé la Palestine. L’autoroute Tel-Aviv Jérusalem traverse sur 10 Km les territoires occupés au niveau de Latrun, mais il faut une carte française pour s’en apercevoir. Les routes qui partent de Jérusalem vers le nord (Tibériade) ou le sud (Eilat) passent par Jéricho.
Le tourisme a absorbé les territoires occupés : les ruines de Qumran ou Hérodion en Cisjordanie, ainsi que le mont Hermon sur le Golan Syrien, sont devenus des parcs nationaux israéliens.
L’occupation a transformé la Palestine en plusieurs bantoustans. Les colonies d’Ariel et de Maale Adoumim sont devenues de véritables villes d’une trentaine de milliers d’habitants chacune. Celle de Maale Adoumim a été construite avec l’argent des « Chrétiens Sionistes » américains (qui sont des antisémites). Elle est devenue une luxueuse ville de banlieue de Jérusalem qui est distante de 10 Km. Les loyers sont beaucoup moins chers qu’à Jérusalem. Cette colonie est située sur un site fantastique entre le mont des Oliviers et le désert de Judée. Si Maale Adoumim reste israélien, il n’y aura aucun Etat Palestinien viable et le sud (Bethléem, Hébron) sera comme aujourd’hui totalement coupé du centre (Ramallah) ou du nord (Naplouse, Jénine).
L’économie a absorbé la Palestine : les colonies sont devenues des unités de production prospères et elles utilisent plus de 80% de l’eau de la région. Pour la production agricole, il est impossible de distinguer un fruit ou un légume produit en Cisjordanie occupée d’un autre qui serait produit à l’intérieur des frontières internationalement reconnues. Mais il n’y a pas que l’agriculture : la colonie de Mod’in Ilit est devenue un centre de pointe en informatique grâce à une main d’œuvre abondante et bon marché d’intégristes juifs. La colonie d’Ariel s’est dotée d’une grande université. La gigantesque usine de cosmétiques Ahava est installée au bord de la Mer Morte à quelques centaines de mètres de l’ancienne frontière mais en territoire occupé. Des routes de contournement permettent à tout Israélien(ne) d’aller en une heure de n’importe quelle colonie ou de la Mer Morte à Tel-Aviv. Pour les Palestinien(ne)s, le pays est balafré par 750 check-points et ces voyages sont un véritable casse-tête quand ils ne sont pas purement et simplement impossibles. L’économie a aussi absorbé le Golan où se trouvent les seules pistes de ski « israéliennes » et où l’on produit le meilleur vin « israélien ».
Même quand l’occupation a théoriquement disparu, cela peut être encore pire. À Gaza, les anciennes colonies sont toujours des monceaux de ruines. Dans cette « entité hostile », les gouvernements israéliens expérimentent un blocus hermétique qui a plongé l’écrasante majorité de la population dans la misère.
 
La question de Jérusalem
Plus de 450000 Israéliens vivent dans les territoires occupés après 1967 et la moitié d’entre eux vivent dans « le grand Jérusalem ». Après la guerre de 1967, la ville a été instantanément annexée par un vote de la Knesset et ses limites ont été considérablement agrandies. Jérusalem-Est s’étend de Ramallah à Bethléem. Sa superficie représente 4% de la Cisjordanie. Jérusalem qui a aujourd’hui près de 800000 habitants, c’est à peu de choses près 1/3 d’habitants Israéliens à Jérusalem Ouest, 1/3 d’Israéliens à Jérusalem Est et 1/3 de Palestiniens à Jérusalem Est. On repère qu’on rentre en « zone palestinienne » instantanément : les Palestiniens paient des impôts, mais ils ne reçoivent aucun service municipal en retour. Du coup, les rues sont défoncées, les égouts débordent, l’éclairage est chiche. L’accroissement de la Jérusalem Est israélienne est impressionnant : nouveaux quartiers, nouvelles routes, tramway en construction (merci Véolia, merci Alstom). Cette extension intègre petit à petit des colonies qui deviennent des villes de banlieue. Ces « nouveaux quartiers » sont construits sur d’anciens villages palestiniens. Deir Yassine où s’est déroulé l’un des plus graves crimes de guerre commis en 1948 (entre autres) par les terroristes de l’Irgoun n’existe plus. Le « nouveau quartier » qui a pris sa place s’appelle Givat Shaul. Le tunnel routier qui passe sous Givat Shaul s’appelle « tunnel Menachem Begin », l’homme qui, avant d’être Premier Ministre, avait dirigé l’Irgoun.
 
Une annexion qui se veut irréversible
Si je m’attarde sur la situation actuelle, c’est pour signaler une évidence : les Israéliens ont déjà procédé à trois évacuations :
n    12000 colons du Sinaï évacués au moment de la paix séparée avec l’Egypte (1979)
n    le « retrait » militaire du Sud Liban en 2000
n    8000 colons quittant la bande de Gaza quand Sharon a décidé l’évacuation en 2004.
À chaque fois, ces évacuations concernaient un faible nombre de personnes. À la lumière de ce passé, une évacuation du Golan et une paix séparée avec la Syrie semblent possibles. Mais pas une évacuation de la Cisjordanie et de Jérusalem où vivent 8% des citoyens israéliens.
Entre la signature des accords d’Oslo et l’assassinat de Rabin (en un an et demi), 50000 nouveaux colons se sont installés. En 14 ans depuis Oslo, la population israélienne dans les territoires occupés a doublé. Tout a été fait pour rendre cette annexion irréversible. Symboliquement, du point de vue des Français, la fin de la guerre d’Algérie avait été rendue possible par la décision de tirer sur les partisans de l’OAS (la fusillade de la rue d’Isly). On voit mal des dirigeants israéliens prendre la décision politique de déloger par la force 450000 personnes, voire de tirer s’ils résistent. Et si cette présence est définitive, que restera-t-il pour les Palestiniens, même s’il y a des « compensations territoriales » sous forme d’arpents de désert. Si la Jérusalem Est actuelle (ou en tout cas ses quartiers israéliens) restent israéliens, la Cisjordanie sera coupée en deux et la Palestine en trois avec Gaza. Ce sera encore bien pire si les Israéliens gardent Ariel, voire une partie de la vallée du Jourdain. Le Mur qui est déjà réalisé aux 2/3 annexe de fait une partie importante de la Cisjordanie. Dans le film « Le Mur », le général israélien interviewé par Simone Bitton explique que de toute façon « c’est chez nous des deux côtés ».
On peut donc dire que si les accords d’Oslo devaient aboutir dès 1997 à la création d’un Etat Palestinien, l’occupant a tout fait depuis leur signature pour rendre impossible cette issue. Attitude compréhensible à court terme, vu le rapport de force militaire, mais délirante à long terme. Cette politique n’est pas seulement criminelle pour les Palestiniens maintenus sous occupation. Elle est aussi suicidaire pour les Israéliens. Comment peuvent-ils imaginer se maintenir ad vitam eternam par la force sans accord équitable avec les Palestiniens ?
 
Un Etat, deux Etats ? Un peu d’histoire.
Les rapports des Sionistes avec les Palestiniens commencent classiquement par une ignorance ou un refus de « voir » l’autre. C’était dans l’air du temps et tous les colonialismes ont procédé de la même façon avec les « indigènes » maintenus en infériorité et ignorés quand ils n’étaient pas massacrés. Il y a eu des divergences dans la communauté juive palestinienne au début du XXe siècle. Beaucoup étaient totalement étrangers à l’idée d’un foyer ou d’un Etat Juif. Ceux qui n’étaient pas des immigrants se sont opposés à cette idée. Le premier assassinat politique sioniste date de 1924 à Haïfa : il frappe le Juif Jacob de Haan qui partait à Londres pour protester contre la déclaration Balfour. Parmi, les premiers immigrants, beaucoup étaient révolutionnaires et il y a eu des grèves d’ouvriers Juifs et Palestiniens contre des patrons Juifs. Mais dès les années 20, les tendances les plus chauvines et les plus colonialistes s’imposent. C’est l’essor d’institutions étatiques comme l’Agence Juive qui provoque une prise de conscience nationale palestinienne et dès 1936 une révolte générale. En gros, les Palestiniens peuvent accepter une immigration même massive mais pas l’accaparement des terres ou la création d’un Etat Juif. La partition de la Palestine était impensable, tous courants confondus pour les Palestiniens d’où leur refus du plan de partage de 1947. Les Sionistes ont eu une attitude incroyablement pragmatique, manoeuvrant habilement pour obtenir le maximum dans un Etat Juif « ethniquement pur ». Ils ont d’abord accepté le partage de 1947 pour mieux préparer la guerre de 48. Dans l’histoire de cette guerre, l’historien Ilan Pappé montre, documents à l’appui, qu’il existait un plan délibéré (le plan « Dalet ») d’expulsion de tous les Palestiniens. Ceux qui ont pu résister à l’expulsion sont quelque part des miraculés. De nombreux politiciens israéliens regrettent aujourd’hui « qu’on n’ait pas achevé la guerre de 48 » et ceux qui prônent le « transfert » (l’expulsion au-delà du Jourdain) sont cohérents avec cette position.
La Naqba a eu des conséquences doublement dramatiques. Elle a durablement effacé l’idée même de la Palestine. Les Palestiniens qui ont pu rester sur place sont devenus des étrangers dans leur propre pays (devenu Etat Juif) et en tout cas des sous citoyens. Pour les Israéliens, jusqu’aux accords d’Oslo, il n’existe pas de Palestine. Il y a les « Arabes » et ils ont suffisamment de territoires pour intégrer les réfugiés et leurs descendants.
Depuis 60 ans, les réfugiés palestiniens dans les pays arabes voisins subissent toutes sortes de discriminations (c’est flagrant au Liban). Entre 1948 et 1967, l’Egypte et la Jordanie ont considéré comme définitives les annexions de Gaza ou de la Cisjordanie. La Palestine avait disparu.
Quand le mouvement national palestinien a commencé à émerger à partir de 1965, il était très influencé par diverses idéologies révolutionnaires et il était pour « Un seul Etat laïque en Palestine » où cohabiteraient Palestiniens et Juifs après le retour des réfugiés Palestiniens.
La reconnaissance d’Israël par l’OLP (dans ses frontières internationalement reconnues) à Alger en 1988 est un virage complet. Comment l’expliquer ? Après des années de lutte partout où c’était possible, après des défaites cinglantes (Septembre Noir, la guerre du Liban que la direction de l’OLP doit quitter pour Tunis), la direction palestinienne décide de jouer la légalité et le droit international. Il n’y avait probablement pas d’alternative. Cette décision ne fait pas l’unanimité et des petits groupes palestiniens inféodés à certains pays arabes se lanceront dans des campagnes d’assassinats contre les dirigeants de l’OLP. La décision d’Alger est consécutive au déclenchement de la première Intifada. Il y a alors un espoir de sortir de l’occupation. Cette décision va permettre les accords d’Oslo. En tout cas, l’acceptation de limiter le futur Etat palestinien à 22% de la Palestine historique et de reconnaître Israël (y compris comme Etat Juif) était une concession majeure … que les Israéliens n’ont pas voulu saisir.
La dynamique d’Oslo, ça aurait dû être « la paix contre les territoires ». Cela supposait la fin de l’occupation et de la colonisation. Or, comme l’explique Tom Segev, la guerre de 1967 a radicalement changé la société israélienne. La colonisation (qui était préméditée) est devenue le centre de toutes les activités. Le projet dément de faire venir les Juifs du monde entier en Israël s’est développé et il y a deux fois plus de Juifs en Israël (ou considérés comme tels) aujourd’hui qu’en 1967. Oslo était donc un marché de dupes. Israël n’avait aucune intention de se retirer et de rendre les territoires. Les dirigeants israéliens ne souhaitaient pas une paix juste, ils voulaient juste qu’on leur foute la paix. Faute d’Etat, les Palestiniens n’ont aujourd’hui qu’une « Autorité » impuissante voire corrompue et ils ont deux gouvernements rivaux qui ne gouvernent pas.
 
Quelle solution ? Avantages et inconvénients.
Après 1988 et encore plus après 1993, les mouvements de soutien à la cause Palestinienne (dont l’AFPS, l’UJFP …) soutiennent la décision d’Alger et prônent donc un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale sur l’ensemble des territoires occupés en 1967. L’argument principal est que l’ONU n’a jamais reconnu les conquêtes de 1967.
Il faut remarquer que même les ennemis de cette solution restent prudents. Le maire de Bethléem (Victor Batarseh, FPLP) est pour un seul Etat comme son parti mais il m’a dit que si la paix se faisait avec un retour aux frontières de 67, il accepterait sans hésitation cette idée. Sauf qu’il n’y croit pas.
S’appuyer sur l’ONU a aussi des inconvénients : c’est l’ONU qui partage la Palestine en 1947 puis légitime la création de l’Etat d’Israël en 1948. C’est toujours l’ONU qui organise la première invasion de l’Irak. Du point de vue du droit international, il est difficile d’estimer que le nettoyage ethnique de 1948 était plus « légitime » que les annexions de 1967. Toujours dans la région, l’ONU a des troupes (au Liban) qui n’ont jamais tiré le moindre coup de feu contre l’agresseur israélien, mais qui sont plutôt là pour contrôler l’occupé. Jamais l’ONU n’est intervenue pour protéger les Palestiniens (pourtant demandeurs d’une telle protection). Bien sûr, l’ONU a souvent voté des résolutions favorables aux Palestiniens, mais elle ne s’est jamais donné les moyens de les faire appliquer. Bref, la référence à l’ONU est discutable. L’ONU, c’est davantage la loi du plus fort plutôt que la voix du Droit et de la Justice.
Un autre argument en faveur de deux Etats, c’est que les Palestiniens qui n’ont jamais eu d’Etat sont demandeurs et que ça leur paraît le seul moyen d’obtenir enfin liberté et légitimité. C’était très vrai au moment des accords d’Oslo. Ça l’est beaucoup moins aujourd’hui. Aucun des Palestinien(ne)s que j’ai rencontréEs lors de mon dernier voyage (qu’ils/elles soient citoyens israéliens, de Jérusalem ou de Cisjordanie) n’était favorable à la solution « Deux Etats ». Pour plein de raisons : pour les Palestiniens d’Israël, la priorité est la fin de la définition d’Israël comme Etat Juif (cette disposition raciste est totalement contraire au Droit) et dans le cas de deux Etats, ils craignent un renforcement du « caractère juif » d’Israël. Pour les habitants des territoires occupés, ils ne croient pas à la faisabilité d’un retrait et encore moins à une décision politique d’évacuer les colons. Ils estiment que les peuples sont tellement imbriqués qu’une séparation n’est pas réalisable, voire pas souhaitable. Et puis, 22% pour les Palestiniens, c’est très injuste quand ils forment 50% de la population de la région. Et puis toujours, l’écart de niveau de vie entre Israël et la Palestine occupée va de 20 à 1. Avec deux Etats, cet écart se maintiendrait longtemps.
 
Le retour d’une vieille idée
Je ne parlerai pas de courants qui ne précisent pas quand ils disent vouloir « rayer Israël de la carte », ce que deviendraient les Israéliens. Il me semble qu’il faut être totalement clair. Autant l’existence d’un Etat « Juif » s’autoproclamant représentant des Juifs du monde entier (en les appelant à venir en Israël) et refusant l’égalité aux Non Juifs est contraire au droit international, autant il ne fait aucun doute qu’il existe aujourd’hui un peuple israélien qui restera sur place. Il faut donc envisager sous quelle forme égalitaire se fera la cohabitation.
Parmi les Palestiniens, plusieurs courants d’extrême gauche n’ont jamais renoncé à la revendication historique de l’OLP. Cette idée est de plus en plus populaire parmi les anticolonialistes israéliens. Un débat d’une grande qualité a été organisé entre Uri Avnéry de Gush Shalom (le bloc de la paix) favorable à deux Etats et l’historien Ilan Pappé favorable à un seul Etat. Il y a quelques années s’était créée une association « pour un seul Etat en Palestine» largement noyautée par des personnalités très douteuses (négationnistes, antisémites …) qui avait fait une grande réunion à Lausanne en 2004. Ce courant a été fort heureusement marginalisé. La réunion des 17-18 novembre à Londres regroupe cette fois-ci des militantEs engagéEs dans la lutte contre l’occupation.
Idéologiquement, « un seul Etat » aurait ma préférence. L’exemple de la Yougoslavie montre que la séparation artificielle des peuples avec les rêves absurdes ou criminels de « pureté ethnique ou religieuse » sont des non-sens. Les 7 Etats issus de la Yougoslavie ont quasiment tous d’importantes minorités discriminées. Et puis, en tant que Juif, je vis comme un cauchemar la notion d’Etat Juif avec tout ce qu’elle implique : le choix impossible d’être traître ou complice.
En même temps, on doit avoir conscience qu’en l’état actuel de la situation, cette issue est tout aussi utopique que la précédente. Le Sionisme procède sans doute par fuite en avant mais hélas, la prophétie d’Avraham Burg n’est pas réalisée. Le rêve sioniste n’est pas mort et l’attachement des Israéliens à leur « Etat Juif » (reconstitution symbolique de l’ancien ghetto) toute comme leur certitude de ne pouvoir vivre qu’entre eux sont encore (hélas) largement majoritaires. Sans compter la certitude qu’on leur a inculquée : que sans Etat Juif, ils seront « jetés à la mer ».
 
Alors, quelle position défendre ?
Le mouvement de soutien à la cause Palestinienne doit être intransigeant sur l’essentiel : fin de l’occupation, démantèlement des colonies, libération de tous les prisonniers, droit au retour des réfugiés, partage équitable de toutes les ressources de la région, égalité totale entre les deux peuples. Quelle forme politique cela prendra ? Quand ces principes auront été acceptés, on verra où ira la négociation. Peut-être même, on aura les deux solutions : deux Etats dans un premier temps puis une confédération. Que ce soit un ou deux Etats, il faudra que ce soient les sociétés de tous leurs citoyens. Mais ce que je viens de dire signifie que les plateformes revendicatives de l’AFPS ou de l’UJFP devront peut-être évoluer.
En tout cas, ce débat sur la forme que pourrait prendre une paix juste est à des années-lumière du contenu des discussions censées mener à la conférence d’Annapolis. Vouloir parler de la paix sans aborder les questions de l’occupation, de la colonisation ou du droit au retour des réfugiés ne peut mener nulle part … sauf peut-être à une nouvelle guerre régionale.
 
Pierre Stambul
(membre du Bureau National de l’Ujfp
s’exprimant à titre individuel)
 
 
Par Palestine Nancy - Publié dans : Solidarité
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