Union européenne

Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /2007 16:46
 Publié le 30-08-2007

On apprend tour à tour que, d’une part, le vice-président du parlement européen s’oppose à l’accueil d’une réunion du Comité de l’ONU sur l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et que, d’autre part, l’Union Européenne s’apprête à financer un projet dirigé par une personnalité ouvertement antisémite. Comme quoi on peut être pro-israélien et antisémite !

On chercherait en vain dans les médias occidentaux la moindre remarque sur le fait que Marek Siwiec, vice- président d’EFI (Amis européens d’Israël) et vice-président du parlement européen, a protesté, dans un courrier adressé au président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering, contre l’accueil par cet organisme de la réunion du Comité onusien sur l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, aujourd’ui et demain, 30 et 31 août. C’est au motif qu’"elle s’annoncerait anti-israélienne" que cette ’conférence internationale de la société civile de soutien à la paix israélo-palestinienne’, risque de ne pas se tenir à Bruxelles.

En revanche, Courrier International épingle (à juste titre) l’UE en relatant que "l’Ecole supérieure de culture sociale et médiatique de Torun, en Poméranie, établissement créé et dirigé par Tadeusz Rydzyk, animateur de la très nationaliste et antisémite Radio Maryja, figure sur la liste des projets financés en priorité par l’Union européenne et pourrait obtenir une subvention de 15,3 millions d’euros."

"Comment le projet du turbulent père Ryzdzyk, connu pour ses sorties antisémites et xénophobes, a-t-il pu atterrir sur cette liste ?" s’interroge l’hebdomadaire.

Mais ce n’est pas une première, puisqu’il y a peu, l’Europe avait subventionné un fascicule antisémite, en provenance de Pologne. La porte parole européenne ayant indiqué par la suite qu’il n’y avait pas de possibilité de retour en arrière ni de sanction...

On pouvait lire en effet en date du 16 février 2007 :

"Un opuscule antisémite estampillé UE

 

 

Elle est belle notre Union Européenne !

CAPJPO-EuroPalestine

Un député européen polonais publie un ouvrage raciste financé par le Parlement de l’Union.

Par Jean QUATREMER

Strasbourg (UE) envoyé spécial

"Vous voulez tout savoir sur la « civilisation juive » ? Sur les « différences biologiques » entre les Juifs et les « gentils » ? Sur l’impossibilité de cohabiter avec la « civilisation juive » en Europe ? Lisez le petit livre Civilisations at War in Europe, que vient de publier, avec les fonds du Parlement de Strasbourg, le député européen Maciej Giertych, l’un des leaders de la Ligue des familles polonaises (LPR)."

 
Par Palestine Nancy - Publié dans : Union européenne
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 19:33
Par François - Publié dans : Union européenne
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 21:35

Lettre de Francis Wurtz, Président du groupe GUE/NGL adressée à MM. Sarkozy, Barroso e Solana,
>

 au sujet des négociations secrètes UE/Israël

Bruxelles, 11/06/08,

Permettez-moi de m'adresser à vous au sujet d'un fait relaté dans différents organes de presse européens et qui appelle, à l'évidence, une clarification urgente.

 Il apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l'Union européenne et les dirigeants de l'Etat d'Israël.  Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens - à cet égard, on ne peut que vivement déplorer l'impunité dont bénéficient les autorités israéliennes, malgré les violations lourdes et permanentes du droit international dont ils se rendent coupables -, mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv: celle de conquérir les droits d'un quasi-Etat membre de l'Union européenne!

 Selon certaines sources, il semblerait qu'Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l'UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique; aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l'UE au sein de l'ONU!  Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l'économie, les finances, l'énergie, l'environnement, les transports, les medias, la jeunesse, l'enseignement supérieur; ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne - Israël...

 J'ajoute que l'on apprend que la demande israélienne en question date ... du 5 mars de l'année dernière; qu'un "groupe de réflexion" s'est réuni sur le sujet le ... 4 juin 2007; qu'une seconde réunion s'est tenue le 9 octobre dernier pour préparer une Déclaration du Conseil.  Et tout cela sans que la moindre information n'en ait été donnée à la représentation parlementaire de l'Union!

 Or, le 16 juin prochain, le Conseil d'Association Union européenne-Israël doit se réunir pour examiner officiellement ce dossier.  Etant donné le contexte international dans lequel cet examen intervient - je viens de le rappeler - il paraitrait totalement inconcevable qu'une suite favorable puisse être réservée à la demande israélienne.  Aussi une information autorisée au sujet de cette affaire extrêmement sensible me semble-t-elle indispensable.

  Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération très distinguée.

Par François - Publié dans : Union européenne
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 18:43
URGENT : APPEL A ACTION contre la ratification par les parlementaires européens de la « revalorisation» des relations UE/Israël
Par ISM-France

Communiqué urgent de l'Association belgo-palestinienne, Bruxelles

Bonjour à tous,
Une nouvelle très alarmante nous a été communiquée hier !
A la surprise de tous, un texte demandant la « revalorisation» des relations UE avec Israël sera soumis au vote des parlementaires européens ce jeudi 4 décembre 2008 !!

Si ce texte est adopté, cela signifie qu’'en douce, toutes les demandes du gouvernement israélien seront satisfaites, à savoir sa participation à tous les programmes européens, lui donnant le statut de quasi membre de l'’Union européenne, bénéficiant de tous les avantages sans aucune obligation, ni aucun devoir vis-à-vis des Palestiniens. Aucune conditionnalité de respect du droit international, des droits de l’'Homme ou de respect des termes des « négociations de paix » avec les Palestiniens…

Dans cette période pré-électorale, il est important que la société civile se mobilise et fasse entendre sa voix !

Par la présente, nous vous demandons de protester massivement, en adressant votre désapprobation à cette initiative (par mail, courrier ou fax) aux Parlementaires censés vous représenter au Parlement européen.

Ci-dessous l’appel de Madame Leïla Shahid, Déléguée générale de la Palestine auprès de l’'UE, de la Belgique et du Luxembourg !

Merci d’avance pour votre participation, plus nous serons nombreux à réagir, plus nous aurons des chances d'’être entendus.

Bien à vous,
Nadia Farkh
Pour l’Association Belgo-Palestinienne
9, quai du Commerce
1000 Bruxelles
tel: 02 223 07 56
fax: 02 250 12 63
____________________

Courrier de Leïla Shahid

"Dans sa réunion du 5 novembre à Bruxelles, la Commission des Affaires étrangères et de Sécurité du Parlement européen a avalisé une proposition de la Commission Européenne et du Conseil quant à la participation d'Israël aux programmes communautaires européens. Ce nouveau protocole de coopération offre à Israël un accès illimité aux programmes de recherches scientifiques, académiques et techniques.

Pour son entrée en vigueur, l'accord doit cependant avoir l'aval du Parlement européen (PE). Il sera soumis au vote lors de la réunion plénière du jeudi 4 décembre à Bruxelles. La ministre israélienne des Affaires étrangères se rendra au Parlement Européen le mardi 2 décembre pour exercer des pressions sur les eurodéputés pour un vote en faveur de cet accord.

Ce nouveau protocole de coopération UE-Israël intervient alors que, sur le terrain, Israël accélère la construction de colonies, renforce le bouclage des territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza, et pratique de nombreuses formes de violation des droits de l'Homme.

Je voudrais par ce message vous inviter à mobiliser l’ensemble des organisations non gouvernementales de vos pays, pour intervenir auprès du Parlement Européen afin de ne pas accorder ce privilège à Israël avant
qu'il mette en oeuvre les principes de la paix.
(…)

Amicalement,
Leila Shahid"
Par François - Publié dans : Union européenne
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /2008 19:59
Source: AFPS Metz


LE « REHAUSSEMENT » DES RELATIONS UE/ISRAËL


TENTATIVE DE SYNTHESE



Un gouvernement français résolument pro-israélien


C’est à la demande de la Présidence française que le Parlement a été appelé à voter dès cette session plénière de début décembre sur le « upgrading » dans les relations UE/Israël.

Une telle initiative, prise en toute connaissance de la situation catastrophique des Palestiniens sur le terrain, prouve que la France soutient la politique expansionniste d’Israël.


Une démocratie faussée


Tzipi Livni a fait le déplacement de Bruxelles pour rencontrer les Parlementaires européens 2 jours avant le vote et pouvoir ainsi influencer les hésitants, tandis que la Délégation Générale de la Palestine à Bruxelles n’avait même pas été informée du vote en préparation. Seule une fuite de dernière minute a permis d’informer le réseau.

L’intervention de Tzipi Livni au Parlement

Elle eut lieu juste après que le conseil de l’Atlantique Nord (OTAN) eut entériné un accord renforçant et élargissant ses liens sécuritaires et diplomatiques avec Israël. Cet accord permettra à Israël de coopérer plus étroitement avec l'Otan dans divers domaines, tels que la lutte antiterroriste et l'échange d'informations sécuritaires. Il serait également question d'accroître le nombre des exercices militaires communs et de collaborer dans l'action contre la prolifération des armes nucléaires.

Forte de ce soutien, le discours de Livni a été très tranché : en substance, « votre rôle est de nous aider, mais laissez-nous faire sur le terrain. » !!

« Livni a tenté d'expliquer par ailleurs que Gaza se trouvait sous le contrôle d'une organisation terroriste dont l'existence ne pouvait pas être légitimée par Israël ou par le reste du monde. Elle a laissé entendre qu'Israël pourrait lancer une opération militaire contre cette région "qui risquait de porter encore davantage atteinte à la population locale". Une option dont le gouvernement israélien parle depuis longtemps … »


Un Parlement assez faiblement mobilisé


Mercredi 3 décembre 377 députés sur 785 ont participé au vote, soit 48%

concernant la demande du groupe GUE/NGL tendant à reporter à une date ultérieure le vote sur le rapport De Keyser sur la participation de l'Etat d'Israël aux programmes communautaires () A6-0436/2008 (point 9 du PDOJ) ainsi que le vote sur les propositions de résolution déposées en clotûre du débat sur le même sujet (point 10 du PDOJ).

Interviennent Francis Wurtz, au nom du groupe GUE/NGL, qui motive la demande, Daniel Cohn-Bendit, au nom du groupe Verts/ALE, et José Ignacio Salafranca Sánchez-Neyra, au nom du groupe PPE-DE.

Par VE (194 pour, 173 contre, 10 abstentions), le Parlement approuve la demande.

C’est donc à une courte majorité des présents. C’est remarquable malgré tout, car les groupes ayant défendu le report ne représentent que 38% des Parlementaires.


La mobilisation a été payante

Véronique de Keyser a signalé dans son intervention que « À l'heure où je vous parle, le upgrading politique d'Israël est traité au niveau du Conseil dans la plus grande célérité et la plus grande opacité. Et c'est bien de cet upgrading là dont l'opportunité, aujourd'hui, en ce moment même, interpelle dans le contexte politique de la région et nous vaut des centaines et des centaines de mails des citoyens. Alors il faut que le Conseil fasse la transparence sur les débats en cours et en réponde devant les citoyens européens. »

Bravo et merci à tous ceux qui ont écrit.

Le résultat est cependant bien maigre


Les Députés européens qui ont voté pour le report n’ont pas remis en cause le principe du « rehaussement ». Le report du vote pourrait n’être que d’un mois ( ?) ; il est lié surtout à la situation humanitaire catastrophique à Gaza. Il est très probable que de petits gestes cosmétiques et provisoires de la part d’Israël à Gaza, de même que la promesse, mille fois faite et jamais tenue, de stopper la colonisation, suffiront pour débloquer la situation.

Personne (ou presque) ne parle plus de Droit international, d’occupation, de mur, et à peine de colonisation. Tout cela est bien inquiétant !


La position de notre gouvernement se retrouve dans l’intervention du Président de séance, M. Jouyet :

« Le Conseil a la conviction que ce rehaussement sert les deux parties et pas seulement les intérêts du pays que nous associons plus étroitement à la famille européenne. Il sert l'Europe dans la mesure où il lui permettra de tisser des liens plus étroits, plus confiants, avec des segments nouveaux de la population israélienne, qu'il s'agisse de ses étudiants, de ses chercheurs, de ses entreprises ou de ses techniciens.

L'Europe sera ainsi en mesure de faire la preuve concrète des bienfaits de la coopération multilatérale en termes de paix et de prospérité. Je le dis à Mme De Keyser, un tel enseignement a son prix dans une zone telle que le Proche-Orient. L'Europe pourra ainsi tenir de manière plus forte et plus crédible le langage de vérité que permet la confiance. »….

(Restez calmes !)


QU’ONT FAIT NOS DEPUTES GRAND EST ?


Je n’ai trouvé que la liste de présence sur le site officiel du Parlement européen (à noter l’absence de Marie-Anne Isler-Béguin -Les Verts- qui doit être en déplacement, car elle n’a pas encore répondu à notre lettre).

Il manque la liste nominative des votes qui devrait bientôt être disponible … (?)


En général, nos députés ne font pas preuve d’un grand courage lorsqu’il s’agit du Proche-Orient et se contentent d’observer la discipline de leur groupe.


Vous trouverez en annexe 1 la liste des Députés Grand Est et en annexe 2 la réponse de Nathalie Griesbeck, édifiante pour mesurer le travail qui nous reste à accomplir. A noter que même les Députés qui n’ont pas voté pour le report aiment à nous signaler que « le Parlement a reporté… »


En annexe 3 vous trouverez une réponse type d’un député PS.



COMMENT POURSUIVRE NOTRE ACTION ?

  • Maintenir la pression auprès des Députés européens

    • Confirmer demande de RdV

    • Préparer un écrit à faire signer par le plus large collectif local possible

    • Maintenir notre exigence de refus du « upgrading » s’il n’y a pas au moins accord d’Israël pour stopper la colonisation et lever le blocus de Gaza (à coordonner avec le National)


  • Même chose pour les Députés nationaux et les sénateurs


  • Proposition : offrir le film Iron Wall aux Députés qui nous recevront (?)


  • Constituer une petite cellule de veille citoyenne sur l’activité de nos élus

Le site du Parlement européen donne toutes les informations sur les listes de présence et les votes de nos Députés.

On y trouve également les textes soumis à vote, les travaux effectués dans les différentes commissions et les contributions éventuelles de nos Députés.


Bien préciser à nos élus que les réponses qu’ils donneront, ou non, à nos questions, de même que leurs contributions et leurs votes au Parlement seront communiqués aux différents réseaux de notre collectif et figureront sur notre site internet. Une synthèse sera faite avant les prochaines échéances électorales, chacun étant prié d’en tirer les conséquences pour son vote.

 


ANNEXE 1 : Les Députés Grand Est au Parlement européen

 


Les députés du grand Est ont-ils répondu à notre courriel ?

Sont-ils pour le report ?

(tableau provisoire qui sera contrôlé et réécrit)

réponse report

1. BEAUPUY, Jean Marie : jeanmarie.beaupuy@europarl.europa.eu non non
Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe

2. BOURSIER, Catherine :
catherine.boursier@europarl.europa.eu oui oui
Groupe socialiste au Parlement européen

3. DAUL, Joseph :
joseph.daul@europarl.europa.eu non non
Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens

4.
GOLLNISCH, Bruno : bruno.gollnisch@europarl.europa.eu non ?
Non-inscrits

5. GRIESBECK, Nathalie :
nathalie.griesbeck@europarl.europa.eu oui non
Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe

6. HAMON, Benoît :
benoit.hamon@europarl.europa.eu non oui
Groupe socialiste au Parlement européen

7. ISLER BÉGUIN, Marie Anne :
marieanne.islerbeguin@europarl.europa.eu non oui
Groupe des Verts/Alliance libre européenne

8. MATHIEU, Véronique :
veronique.mathieu@europarl.europa.eu non non
Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens

9. PRIBETICH, Pierre :
pierre.pribetich@europarl.europa.eu oui oui
Groupe socialiste au Parlement européen

10.
TRAUTMANN, Catherine : catherine.trautmann@europarl.europa.eu non ?

Chaque groupe désigne un "group co-ordinator", chargé de décider de quelle manière le groupe doit voter au Parlement. Cependant, aucun député n'est contraint par cette décision, et il n'existe aucune sanction officielle induite par un vote différent de celui déterminé par le groupe



ANNEXE 2 : Réponse de Nathalie Griesbeck



A noter que le groupe auquel appartient NG n’a pas demandé le report

La connaissance approximative du dossier est diluée dans un humanisme


Monsieur,

 

J'ai bien reçu votre Email et vous en remercie.

 

En ma qualité de députée européenne, je suis consciente de l'importance que l'Union européenne doit porter à l'apaisement de la région et à un engagement véritable vers un maintien de la trêve ainsi que vers la levée du blocus israélien de Gaza qui va à l'encontre des libertés fondamentales dont devrait jouir tout individu. 

 

Face à la situation que connaît actuellement la population de Gaza, je prends pleinement la mesure de vos inquiétudes en ce qui concerne la participation de l'Etat d'Israël aux programmes communautaires. Je me permets de vous informer que le Parlement européen a voté cette semaine le report des discussions sur l'accord de coopération avec Israël, à une date encore indéterminée.

 

Dans l'attente d'une discussion au Parlement européen, je serai vigilante à ce que l'aide européenne apportée à la région profite véritablement aux citoyens palestiniens qui subissent le blocus, et qu'elle ne fasse pas l'objet d'actions participant au financement des affrontements dans la zone.

 

Je puis par ailleurs vous assurer que je resterai très attentive à ce que l'on accompagne le processus de paix qui doit se faire par un dialogue constant et une affirmation des convictions européennes que sont l'humanisme, la paix, la démocratie et le respect des libertés fondamentales, auprès d'Israël et de la Palestine. C'est en ce sens que j'ai reçu il y a deux semaines, au Parlement européen à Strasbourg, Daniel Halevy-Goetschel, Ministre-conseiller de l'Ambassade d'Israël en France, pour lui faire part de mes préoccupations quant à la situation actuelle sur le territoire de Gaza et des engagements que devra prendre l'Etat d'Israël dans le cadre d'une participation aux programmes communautaires, tout en comprenant parfaitement les inquiétudes israéliennes.

 

Je ne manquerai pas de m'entretenir de vos préoccupations avec François Bayrou et Marielle de Sarnez, ainsi qu'avec mes collègues de la délégation Mouvement démocrate du groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe (ADLE).

 

Restant naturellement à votre écoute,


Nathalie Griesbeck.


ANNEXE 3 : Réponse de Pierre PRIBETICH (PS)

 


Madame, Monsieur,

 

Lors des débats sur la participation controversée d’Israël aux programmes communautaires, j’ai participé à la prise de décision de la position majoritaire du Groupe socialiste à savoir d’"inviter le gouvernement israélien à lever, pour des raisons humanitaires, le blocus de la bande de Gaza".

 

Je me suis donc prononcé en faveur d’un report du vote en janvier de manière à discuter avec sérénité de cette éventuelle participation. Ce signe lancé vers Israël dans le cadre de la politique de voisinage vise à assurer la paix et la prospérité dans la région.

 

Mais au regard de la situation humanitaire actuelle à Gaza et de ses effets dévastateurs, le report, solution certes partielle, permet néanmoins de mettre en lumière la condamnation par l’ensemble du groupe socialiste de cette situation intolérable.

 

Mes collègues et moi-même restons vigilants par rapport à cette situation difficile.

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.


Pierre Pribetich.

Par François - Publié dans : Union européenne
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 19:58
Bande de Gaza : des pressions de l’Union européenne pour mettre un terme aux opérations militaires et au blocus imposés par Israël

Les organisations de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine demandent une action forte de l’Union européenne pour imposer un arrêt immédiat des opérations militaires israéliennes ; un accès pour toute aide humanitaire et la levée permanente du siège de la bande de Gaza.

L’attaque israélienne la plus meurtrière depuis 1967 dans la bande de Gaza vient aggraver encore davantage la crise humanitaire causée par 18 mois de blocus israélien.

L'Office de coordination pour les affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) indique que la distribution de nourriture est extrêmement difficile dans la bande de Gaza. Le fioul est introuvable et les réseaux électriques et téléphoniques ne fonctionnent plus. Depuis deux jours, l’ensemble des hôpitaux de la bande de Gaza sont privés d’électricité et fonctionnent grâce à des générateurs. Ils sont submergés par le nombre de blessés et sont dans l’incapacité de leur prodiguer des soins d’urgence. Avant l’attaque israélienne, 80% de la population dépendait déjà de l’aide humanitaire.

Les associations réunies au sein de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine dénoncent la solution militaire choisie par Israël, qui ne lui assurera pas la sécurité recherchée. Comme l’écrivaient plusieurs associations membres de la Plateforme en juillet 2007 : « même si l’idéologie et le modèle de société du Hamas soulèvent de vives inquiétudes, celui-ci reste un mouvement enraciné dans la société palestinienne. On ne le détruira pas par les bombes ». Punir collectivement une population ne le fera pas non plus.
La politique unilatérale israélienne, lors du désengagement en Aout 2005, a assuré les conditions de la radicalisation que nous connaissons. Seul un retrait concerté avec l’Autorité palestinienne aurait pu apporter les conditions politiques nécessaires à l’exercice de son pouvoir. En lieu et place, Israël a continué de contrôler les frontières aériennes, maritimes et terrestres de ce territoire, emprisonnant 1,5 millions de Palestiniens.

L’Union européenne est aujourd’hui confrontée à une situation qu’elle a contribué à créer. En coupant son aide directe à l’Autorité palestinienne suite à l’élection du Hamas puis en la rétablissant au seul profit du gouvernement d’urgence de Mahmoud Abbas, elle a renforcé la division dans les Territoires palestiniens. Enfin, décidant de rehausser sans contrepartie, ses relations avec Israël en juin dernier, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne signifiait qu’Israël peut continuer à violer sans conséquences le droit international ainsi que les propres règles de l’Union européenne.



Alors que l'Etat d'Israël continue son attaque et n’assure pas un accès humanitaire illimité dans la bande de Gaza (également interdite à la presse), il est inconcevable que l'Union européenne négocie un rehaussement
de ses relations avec ce dernier. Tant qu’Israël continue de violer le droit international et de commettre ce que beaucoup d’organisations considèrent comme des crimes de guerre, les organisations de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine demandent la suspension de l’accord d’association.

La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine rappellent les conditions immédiates d’un règlement du conflit : retrait israélien des Territoires palestiniens, gel complet et immédiat de la colonisation, levée des

restrictions israéliennes, réouverture des points de passage de et vers la bande de Gaza. Une solution juste, fondée sur le droit international, est la seule garantie pour Israël de vivre un  jour en paix avec ses voisins.

Membres : AITEC, Association France Palestine Solidarité, Association des villes françaises jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens, CBSP, CCFD, Cedetim, CEMEA, CICUP, Cimade, Comité Gaza Jérusalem Méditerranée, CVPR, Enfants du Monde - Droits de l'Homme , Enfants Réfugiés du Monde , Fédération Artisans du Monde, FSGT, Génération Palestine, GREF, Le Mouvement de la Paix , Ligue des Droits de l'Homme , MRAP, Palestine 33,  Secours Catholique-Caritas France, Terre des Hommes-France, Union Juive Française pour la paix.

Observateurs : ACAT, Afran-Saurel, Agir ensemble pour les droits de l'Homme , Amnesty International , Association Pour Jérusalem , Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix, Coordination SUD, CRID, Francas, Handicap
International, Médecins du Monde, Mouvement International de la Réconciliation, Pax Christi, Ritimo, SIDI, TVEAC.
Par François - Publié dans : Union européenne
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 19:18
Le rôle de l'UE au Moyen-Orient
19/02/09
 
 
par Francis WURTZ, député communiste européen, président du groupe GUE/NGL
 
 
En écoutant il y a près d’un mois les enfants de Gaza, raconter au milieu des décombres de leur maison, comment ils ont tremblé sous les bombes ou leurs parents décrire l’enfer de ces 22 jours et nuits qui marqueront à jamais leur vie et la mémoire des générations futures, je n’étais pas fier de l’Europe ! J’ai pensé à un certain nombre de dirigeants de nos Etats, à tous ceux qui portent devant l’histoire la responsabilité de leur manque de courage politique, des occasions manquées, de leur absence de vision.

Je me suis posé la question : jusqu’à quelles extrémités les dirigeants israéliens doivent-ils pousser leur inhumanité à l’égard des Palestiniens et leur mépris du droit comme des valeurs les plus essentielles pour que les principaux responsables politiques européens osent lever plus que leur petit doigt et dire enfin : "trop, c’est trop" ?

 

Que ceux qui se disent "amis d’Israël" pour justifier l’impunité et la complaisance sans limites à l’égard de son actuelle classe dirigeante méditent ces paroles du grand écrivain israélien David Grossman : "A l’heure où Israël est gagné par la surenchère nationaliste, nous ferions bien de garder à l’esprit que la dernière opération militaire à Gaza n’est somme toute qu’une nouvelle étape sur une route de feu, de violence et de haine. Une route jalonnée tantôt de victoires, tantôt de défaites, mais qui nous conduit immanquablement à la ruine."

Ou bien, qu’ils s’interrogent avec Shlomo Sand, historien israélien de renom : "Nous avons semé la désolation (...) Nous avons fait la preuve que nous n’avons aucune retenue morale (...) Avons-nous renforcé le camp de la paix chez les Palestiniens ? (...) Israël pousse les Palestiniens au désespoir (...) Depuis 20 ans, Arafat et l’autorité palestinienne ont reconnu l’Etat d’Israël sans rien avoir gagné en échange (...) Israël a refusé l’offre de la Ligue arabe en 2002 d’une pleine reconnaissance d’Israël dans les frontières d’avant 1967 (...) Israël ne fera la paix que si l’on fait pression sur sa politique".

 

D’où une question, M. le Haut Représentant, puisque vous n’avez rien dit sur la question du droit international : quelles pressions l’Union est-elle prête à exercer sur Israël - en ce qui concerne tant Gaza que la Cisjordanie, y compris Jérusalem - pour rappeler à ses dirigeants actuels et futurs que l’appartenance à la communauté internationale en général et le partenariat privilégié avec l’Union européenne en particulier ont un prix ; qu’ils ne s’accommodent ni de l’occupation militaire, ni des crimes de guerre, ni d’une politique qui pousse chaque jour un peu plus au divorce entre l’Europe et le monde arabo-musulman.

Je voudrais ne pas avoir, comme Européen, à reporter l’espoir d’un changement de politique au Proche Orient sur le seul locataire de la Maison blanche. Je voudrais encore croire à un sursaut de l’Europe."

Par François - Publié dans : Union européenne
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