Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 14:45
Article ancien mais toujours d'actualité :

Le but officiel du BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme) est de lutter contre l’antisémitisme, objectif louable en lui-même. Le risque de la lutte exclusive contre une des formes du racisme, et non pas toutes, est la dérive communautariste, dans sa forme légère (« seuls les miens m’importent, je me fous des autres ») ou lourde (« je suis solidaire des miens quoiqu’ils fassent ».

Sammy Ghozlan tombe dans ce travers, complètement.

La preuve :

http://www.sosantisemitisme.org/communique.asp?ID=286

Le Président
Sammy GHOZLAN
0609677005

Drancy le 14/8/09

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme apprend avec soulagement que le terroriste franco palestinien Salah HAMOURI membre d’une organisation terroriste ,ne sera ni élargi ,ni mis en liberté par la justice israelienne qui l’a jugé et condamné pour avoir prémédité et planifié un attentat contre le grand rabbin Ovadia YOSSEF , considéré contre le plus grand décisionnaire  contemporain, en matière de règles concernant le judaisme, d’envergure internationale, suivi et respecté par tous les juifs dans le monde entier.

Alors que notre pays coopère avec de nombreux etats pour lutter contre les terrorismes,  avec l’Espagne contre l’ETA par exemple ou les talibans en Afghanistan, etc…-Le BNVCA ne comprend pas l’intervention de nos autorités en faveurs de ce terroriste antisémite dont le forfait s’il n’avait été arrêté à temps aurait provoqué un choc  violent parmi les communautés juives du monde.

Conformément aux lois en vigueur,qui prévoient que tout français qui commet un crime à l’étranger , et notamment un acte terroriste, le BNVCA demande aux  Ministres de l’Intérieur et de la Justice,d’engager  une procédure de déchéance de la nationalité française, de Salah HAMOURI  pour les faits qui lui sont reprochés,si son cas entre dans le cadre de cette mesure.

Il y a plusieurs contre-vérités dans ce texte :

Salah Hamouri est innocent

Les faits reprochés ne sont pas du terrorisme

Ce n’est pas un acte antisémite

Une tentative de meurtre (non prouvée) est toujours un crime, quelle que soit la respectabilité de la victime

Ovadia Yossef n’est pas suivi et respecté par tous les juifs dans le monde entier, et c’est heureux : il est coutumier de déclarations scandaleuses.

La déchéance de la nationalité française ne s’applique pas au cas particulier, alors la perte pourrait s’appliquer au soldat Gilad Shalit.

Salah est innocent.

Il est accusé d’avoir voulu tuer le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti israélien Shas. L’accusation n’a jamais pu avancer de preuves, indispensables pour pouvoir parler de plan, et Salah n’a jamais reconnu les faits. Il n’a reconnu qu’une seule chose : être passé en voiture, comme des milliers de personnes, devant le domicile de ce rabbin.

Lors de son procès, il a accepté, sur les conseils de son avocate, de « plaider coupable » et n’être condamné » « qu’à » sept années de prisons. Sinon, c’était bien plus.

En savoir plus

Les faits reprochés ne sont pas du terrorisme.

Il n’y a pas actuellement de définition acceptée par tous du terrorisme, qui peut aussi être un terrorisme d’État.

Pour l’Encyclopedia Universalis :

La terreur est un état, une peur exacerbée, mais, depuis la Révolution française, c’est aussi un régime politique, voire un procédé de gouvernement, permettant au pouvoir en place de briser, à force de mesures extrêmes et d’effroi collectif, ceux qui lui résistent. Le terrorisme, quant à lui, s’il est d’abord action, n’en recouvre pas moins une notion voisine puisque, dépassant souvent le stade de l’initiative ponctuelle pour devenir une véritable stratégie, il postule l’emploi systématique de la violence, pour impressionner soit des individus afin d’en tirer profit, soit, plus généralement, des populations, soumises alors, dans un but politique, à un climat d’insécurité. Dans l’un et l’autre cas, il a pour caractéristique majeure de rechercher un impact psychologique, hors de proportion, comme le souligne Raymond Aron dans Paix et guerre entre les nations, avec les effets physiques produits et les moyens utilisés.

En général, il y a consensus pour admettre qu’un acte individuel, même criminel, « ciblé », n’est pas du terrorisme. Maxime Brunerie, qui a tenté d’assassiner Jacques Chirac et qui a été libéré aujourd’hui, n’a jamais été accusé de terrorisme.

Ce n’est pas un acte antisémite.

Il y a acte raciste si la motivation de l’acte est l’appartenance de la victime à une « race », ethnie, religion, etc..

Vouloir assassiner un dirigeant israélien à cause de ses prises de position n’est pas un acte antisémite. Sammy Ghozlan oserait-il qualifier d’antisémite l’assassinat d’Itzhak Rabin par un extrémiste juif ?

Oserait-il qualifier de racisme anti-arabe ou anti-musulman les multiples assassinats de dirigeants palestiniens par Israël ?

Que dira-t-il si un prédicateur djihadiste est assassiné demain ?

Un meurtre est un meurtre.

Un meurtre serait-il plus condamnable si la victime est un personnage important et respectable, et non pas un simple quidam ? Y aurait-il inégalité des victimes, comme dans la loi salique, où le prix du sang dépendait du rang social ?

Ovadia Yossef n’est pas un « leader maximo » juif.

Tout d’abord parce que le monde juif a toujours été très divisé et très pluriel sur les interprétations religieuses, sans compter tous ceux qui se réclament du judaïsme comme culture, mémoire, tradition familiale et ont des rapports plus distanciés avec la religion. Ou bien Sammy Ghozlan ne reconnait-il comme juifs que ceux ont une pratique religieuse ? C’est faire peu de cas des juifs athées, agnostiques, peu religieux, fidèles du judaïsme libéral ou conservateur.

Et au sein du judaïsme religieux « orthodoxe », il existe deux rites : ashkénaze et séfarade. Ovadia Yossef appartient au second.

En clair, personne ne peut prétendre être « suivi et respecté par tous les juifs dans le monde entier ».

Une personnalité contestable :

Je vais me limiter à une seule source : Le Jerusalem Post, journal israélien de droite, mais il y en a bien d’autres :

Rav Ovadia Yossef : la revanche des Séfarades

Florilège :

“Les victimes de la Shoah ont été massacrées parce qu’elles étaient des “réincarnations d’âmes pécheresses”.

Bref, les responsables ne sont pas les nazis et leurs complices, mais les juifs d’époques antérieures qui n’auraient pas respecté la loi juive !!

“Une femme sans enfant ne vaut rien… De temps en temps, dans la galerie des femmes, tu les entends qui papotent. De quoi ? Celle-ci dit à son amie : comme ta robe est belle !… C’est là toute leur intelligence.”

« Durant ses discours, le leader spirituel du Shas crache souvent sa haine contre les Arabes comparés à des “serpents” nuisibles et “venimeux”. »

En 2001, lors du prêche de Pessah, Ovadia Yossef dérape à nouveau : “Il faut anéantir les Arabes. Il ne faut pas avoir pitié d’eux, il faut leur tirer dessus avec des super missiles, les anéantir, ces méchants, ces maudits.”

Conclusion de l’article :

Aujourd’hui, le leader politique et religieux est davantage connu pour ses nombreuses sorties de route que pour ses marques de génie halakhique.

Propos repris en 2009.

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1246443720639&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

Sammy Ghozlan approuve-t-il ces propos ?

Peut-on retirer la nationalité française ?

Le code civil précise :

La déchéance de la nationalité française

Code civil

Section 3 : De la déchéance de la nationalité française.

Article 25

Modifié par Loi n°98-170 du 16 mars 1998 - art. 23 JORF 17 mars 1998 en vigueur le 1er septembre 1998

L’individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d’Etat, être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride :

1° S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ;

2° S’il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III du livre IV du code pénal ;

3° S’il est condamné pour s’être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ;

4° S’il s’est livré au profit d’un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France.

Article 25-1 En savoir plus sur cet article…

Modifié par Loi n°2006-64 du 23 janvier 2006 - art. 21 JORF 24 janvier 2006

La déchéance n’est encourue que si les faits reprochés à l’intéressé et visés à l’article 25 se sont produits antérieurement à l’acquisition de la nationalité française ou dans le délai de dix ans à compter de la date de cette acquisition.

Elle ne peut être prononcée que dans le délai de dix ans à compter de la perpétration desdits faits.

Si les faits reprochés à l’intéressé sont visés au 1° de l’article 25, les délais mentionnés aux deux alinéas précédents sont portés à quinze ans.

Ces dispositions ne visent que les personnes qui ont acquis la nationalité française, alors que Sahah Hamouri est Français de naissance, puisque sa mère est française.

Quant aux cas visés, il faudrait qu’ils soient constatés par un tribunal français.

La perte de la nationalité française.

articles 23-7 et 23-8 du code civil :

Article 23-7 En savoir plus sur cet article…

Créé par Loi n°93-933 du 22 juillet 1993 - art. 50 JORF 23 juillet 1993

Le Français qui se comporte en fait comme le national d’un pays étranger peut, s’il a la nationalité de ce pays, être déclaré, par décret après avis conforme du Conseil d’Etat, avoir perdu la qualité de Français

Article 23-8 En savoir plus sur cet article…

Créé par Loi n°93-933 du 22 juillet 1993 - art. 50 JORF 23 juillet 1993

Perd la nationalité française le Français qui, occupant un emploi dans une armée ou un service public étranger ou dans une organisation internationale dont la France ne fait pas partie ou plus généralement leur apportant son concours, n’a pas résigné son emploi ou cessé son concours nonobstant l’injonction qui lui en aura été faite par le Gouvernement.

L’intéressé sera, par décret en Conseil d’Etat, déclaré avoir perdu la nationalité française si, dans le délai fixé par l’injonction, délai qui ne peut être inférieur à quinze jours et supérieur à deux mois, il n’a pas mis fin à son activité.

Lorsque l’avis du Conseil d’Etat est défavorable, la mesure prévue à l’alinéa précédent ne peut être prise que par décret en conseil des ministres.

Il faudrait que Salah Hamouri se comporte comme le « national d’un pays étranger. ». Ce suppose d’abord de savoir quel est le pays étranger, puisque la Palestine n’existe pas (encore ?).

Que signifie se « comporter comme » ? Les doubles nationaux qui continuent par exemple à fêter le Têt sont-ils concernés ?

Par contre, l’article 23-8 est plus explicite. Il pourrait s’appliquer à Mme Salomé Zourabichvili et au soldat Gilad Shalit. Ce qui n’est sûrement pas dans les intentions de Sammy Ghozlan, ni dans les miennes d’ailleurs.

Ce qui est plus surprenant, c’est que ce genre de confusions soit le fait d’un ancien commissaire de police, qui devrait connaître les lois de son pays.



Par François - Publié dans : Salah Hamouri
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 14:44

François Cluzet, en mettant sa notoriété de comédien au service d’une cause juste étouffée politiquement et dans les média français, a agi en citoyen responsable et en intellectuel digne de ce nom. Il a dénoncé à la télévision, le scandale de la condamnation et de l’emprisonnement d’un citoyen franco-palestinien par un tribunal israélien illégal au regard du droit international puisque siégeant dans les territoires illégalement occupés. Et surtout il a dénoncé le silence des média, et l’abandon des politiques français.
Vidéo
Salah Hamouri, citoyen français, de père palestinien et de mère française, a été lourdement condamné à 7 ans de prison pour un délit qu’il n’a pas commis.
Connu comme sympathisant du FPLP (organisation de gauche, progressiste et laïque) il a été arrêté pour être passé en voiture devant la maison du rabbin d’extrême-droite Ovadia Yossef, auteur de nombreuses déclarations sexistes et racistes. Jamais l’accusation n’a pu apporter d’autres preuves que celle-là !

Conformément à une loi israélienne, Salah Hamouri été obligé, pour diminuer sa peine, de déclarer qu’il était coupable, alors qu’il est innocent.
Le Président de la République a déclaré à plusieurs reprises qu’il irait chercher lui-même tout Français injustement détenu partout dans le monde. Informé de cette situation , il n’est pas allé chercher Salah Hamouri ! Il s’est contenté d’intervenir très mollement auprès du gouvernement israélien et a refusé de recevoir Denise Hamouri, la mère de Salah.
La mairie de Paris qui affiche régulièrement les photos des Français pris en otages ou capturés à l’étranger, n’affiche pas le portrait de Salah Hamouri : citoyen français victime d’un simulacre de justice, dans un Etat qui viole régulièrement le droit international.
Suite à l’intervention télévisée de François Cluzet, un prétendu Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), sosantisemitisme.org, dirigé par Sammy Gozlan, et lié au CRIF, a saisi le CSA et la chaîne de télévision. Il a osé traiter Salah Hamouri de « terroriste », et, s’inspirant probablement du programme du F- Haine, qui prévoit ce genre de mesures, demande que Salah Hamouri soit déchu de sa nationalité française.

L’Union juive française pour la paix :

Exige que le gouvernement français intervienne fortement et clairement pour la libération immédiate de Salah Hamouri, et cesse de pratiquer le « deux poids deux mesures » caractéristique de sa politique au Proche-Orient, jusque dans le choix des citoyens français qu’il soutient.
Rappelle que la parole de François Cluzet doit être respectée, entendue et soutenue comme celle d’un juste, dans un contexte ou la calomnie et la diffamation tentent de dénigrer et de salir tous ceux qui, au nom du droit international, combattent la politique criminelle de l’Etat d’Israël à l’égard du peuple palestinien, en assimilant toute action toute question et toute parole de soutien à un prétendu « antisémitisme ».
Poursuivra quant à elle, avec toutes les organisations du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien, son combat pour la justice et la paix, au Proche-Orient comme ici.

Bureau National de l’UJFP le 10-11-09
Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS

Par François - Publié dans : Salah Hamouri
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 14:38

Par Pierre Stambul,
Adhérent du Mrap à Marseille et Vice-président de l’Ujfp (Union Juive Française pour la Paix)

Intervention au cours du colloque organisé le à Paris par le MRAP sur le thème "antisémitisme et antisionisme" le 13 mai 2006 à Paris.

Cet intervention a été publiée avec les autres dans le numéro 266 (octobre-novembre-décembre 2006) de la revue Différences "papier"

Les initiales du sigle MRAP ont donné pendant longtemps un rôle à part à l’antisémitisme parmi les autres racismes. Cette situation semblait totalement naturelle au lendemain du génocide nazi. Et puis, en 1977, le nom de l’association a changé pour devenir « Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples » (1). En parcourant l’histoire de l’antisémitisme, j’essaierai d’examiner ce qui a fait la spécificité, voire l’unicité de cette forme de racisme. En posant aussi la question : est-il pertinent de faire aujourd’hui de l’antisémitisme un racisme « à part » ? Quelle est la réalité de l’antisémitisme aujourd’hui ? Y a-t-il recrudescence ?
D’autant que la guerre entre Israël et la Palestine a brouillé les cartes. Les confusions entre la religion juive (ou « israélite »), le ou les peuples juifs, l’idéologie sioniste et l’Etat d’Israël sont permanentes. Ces confusions sont délibérées de la part des institutions juives officielles ou plus généralement chez les partisans inconditionnels des différentes politiques israéliennes. Elles aboutissent à une instrumentalisation de l’antisémitisme et du crime absolu que représente le génocide. Systématiquement et sans discernement, toute critique d’Israël, toute forme d’antisionisme devient de l’antisémitisme, transposition du fameux « Arafat est un nouvel Hitler » qui justifiait chez Sharon le refus de négocier. Dans la confusion, on voit un Juif, ancien résistant et humaniste, comme Edgar Morin, condamné pour propos antisémites. En même temps, des antisémites avérés, les Chrétiens Sionistes Américains, sont devenus les principaux bailleurs de fond des colonies de Cisjordanie.
Les vrais antisémites se sont engouffrés dans la brèche. Comme il n’est plus « politiquement correct » et qu’il est même interdit aujourd’hui de déverser les tombereaux de haine raciste qu’un Dreyfus ou un Léon Blum ont pu subir, du coup, certains antisémites instrumentalisent la guerre du Proche-Orient pour expliquer que les crimes bien avérés commis par Tsahal ont pour origine la nature perverse du judaïsme. J’évoquerai le personnage d’Israël Shamir qui fait le lien entre le « vieil » antisémitisme et celui qui avance masqué.

Lire la suite :
http://www.differences-larevue.org/article-antisemitisme-antisionisme-antiisraelisme-39030091.html
Par François - Publié dans : Sionisme et judaïsme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 19:28
Par François - Publié dans : Salah Hamouri
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 1 novembre 2009 7 01 11 2009 10:07
Par François - Publié dans : Chronique de la répression
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 16 septembre 2009 3 16 09 2009 17:30

Le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

soutient l’appel à des sanctions contre Israël

jusqu'à ce qu'il applique le droit international et les principes universels des droits de l'Homme

 

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens s'est attaché depuis sa fondation à organiser les mobilisations unitaires pour le respect du droit international et en solidarité avec le peuple palestinien, relayant en France les voix des acteurs engagés pour la paix et la justice. Notre collectif s'est ainsi engagé dans la campagne palestinienne contre le Mur d'annexion israélien et pour la suspension des accords d'association Union Européenne / Israël.

 

Quatre ans après l'avis de la Cour Internationale de Justice qui proclame l'illégalité du Mur et de la colonisation, force est de constater que nos gouvernements n'ont pas pris les mesures nécessaires pour contraindre l'Etat d'Israël à se plier au droit international. En refusant de reconnaître le droit à un Etat pour le peuple palestinien et en accentuant la colonisation de territoires illégalement occupés, en construisant un mur au delà de la ligne verte reconnue internationalement, avec pour effet d'annexer de nouveaux territoires appartenant à la Palestine, en maintenant les entraves qui limitent gravement le droit de circulation des Palestiniens, en refusant de reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens, en discriminant gravement les droits démocratiques des citoyens palestiniens d'Israël, en interdisant tout développement économique, en se rendant coupable à Gaza de crimes de guerre contre toute une population civile, déjà assiégée, appauvrie, et affamée depuis des mois par un blocus illégal, Israël s'enfonce toujours plus avant dans le déni de tous droits au peuple palestinien, en toute impunité.

 

C’est pourquoi le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, comme de nombreuses organisations à travers le monde, soutient la demande de la société civile et politique palestinienne pour que des sanctions soient appliquées à Israël, dans le cadre de l'initiative non-violente Boycott, Désinvestissement, Sanctions, jusqu'à ce qu'il respecte le droit international et les principes universels des droits de l'Homme.

 

Le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens s'engage à intensifier ses efforts pour relayer l’initiative prise par la société civile palestinienne et lui donner une traduction concrète dans ses actions. Le Collectif National appelle toutes les organisations engagées pour le respect du Droit international et la paix à rejoindre et à relayer ses revendications, tant que le droit international est bafoué :

 

  • Boycott des produits israéliens car ils ne respectent pas les normes de traçabilité permettant de distinguer les produits en provenance des colonies illégales d'Israël dans les territoires palestiniens occupés

  • Désinvestissements des entreprises étrangères tirant profit de l'occupation et de la colonisation

  • Sanctions contre Israël, et en particulier suspension des accords d'association UE / Israël tant que les droits de l'Homme sont bafoués, arrêt de la coopération militaire France / Israël, embargo sur les ventes d'armes à Israël

 

Le Collectif National appelle toutes les organisations à mener des campagnes de mobilisation pédagogiques conservant un caractère citoyen et non violent.

 

Premiers signataires :

Alliance For Freedom and Dignity- France (AFD-France),

Association des travailleurs maghrébins de France ( ATMF)

Association des Tunisiens en France (ATF)

Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR)

Association pour les jumelages entre les camps de réfugies palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.)

Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)

CICUP

CPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël)

Droit-Solidarité

Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR)

Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)

Fédération Syndicale Unitaire (FSU)

Génération Palestine (GP)

GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine

La Courneuve-Palestine

Le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (PAOR)

Les Alternatifs

Les femmes en Noir

Les Verts

Ligue des Droits de l'Homme (LDH)

Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)

Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Organisation de Femmes Egalité

Parti Communiste Français (PCF)

PCOF

Solidarité Palestine 18°

Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT)

Union Juive Française Pour la Paix (UJFP)

Union syndicale Solidaires

Par François - Publié dans : Boycott, désinvestissement, sanctions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 10 septembre 2009 4 10 09 2009 19:45
Par François - Publié dans : Salah Hamouri
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 8 septembre 2009 2 08 09 2009 21:31

Malgré les déclarations du président Obama qui se prononçait pour le gel de la colonisation en Cisjordanie, malgré les critiques adressées que le projet avait entraînées de toutes parts, Israël vient de confirmer son intention de construire des centaines de logements (près de 500) dans les colonies de Cisjordanie auxquels s’ajoutent des bâtiments publics (écoles, dispensaires…) et des synagogues et ce alors même que 300 000 Israéliens vivent déjà en Cisjordanie occupée dans des colonies implantées de façon illégale du point de vue des lois internationales .

Si ce projet a pour objectif de donner des gages à l’aile la plus dure du gouvernement Netanyahou opposé à tout gel de la colonisation, il n’en exprime pas moins la résurgence de la part la plus agressive du nationalisme israélien qui allie colonialisme et expansionnisme dans l’actuel climat de racisme anti-arabe que les propos d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères et président du parti Israël Beteinou, n’ont fait qu’attiser.

Pour le MRAP, le prétexte avancé - le président Obama n’est pas parvenu à obtenir des gestes de la part des pays arabes en échange de concessions israéliennes- ne fait qu’évacuer un fait central et incontournable : la colonisation est une atteinte au droit international et en la matière demander des contreparties en échange du respect du droit international relève d’un chantage odieux et d’un marchandage éhonté sur le dos des populations palestiniennes.

Plus généralement, en proposant de faire dépendre le gel de la colonisation de sa préalable intensification, le gouvernement israélien avance une solution de règlement en trompe-l’œil d’une redoutable perversité et qui équivaut à répondre aux exigences de la communauté internationale en mettant fin à la colonisation … mais seulement après que tous les objectifs assignés à la colonisation auront été atteints ! ! Proposition cynique qui tente de concilier deux termes inconciliables : poursuite et gel de la colonisation mais qui a le redoutable avantage d’essayer de faire croire qu’Israël serait prêt à geler la colonisation et donner des gages de paix alors même que le gouvernement israélien fait tout pour torpiller toute solution pouvant conduire à un règlement juste du conflit.

Le MRAP appelle le gouvernement français à ne pas être complice d’une telle manœuvre. Il l’appelle à réagir avec vigueur avec les autres gouvernements de l’UE à cette nouvelle phase de la colonisation de la Cisjordanie en remettant en cause les accords préférentiels avec Israël pour faire pression sur ce pays. Le MRAP demande en la circonstance des sanctions à l’égard d’Israël et que des mesures de boycott soit appliquées à ce pays comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud pour le contraindre à respecter l’ensemble de ses obligations internationales.

Alors que cette nouvelle phase de colonisation ne fait qu’accroître le ressentiment de nombre de citoyens à l’égard de la politique de l’Etat d’Israël, le MRAP met en garde contre toute dérive ou exploitation antisémite qui ne ferait qu’exacerber les tensions et faire reculer toute possibilité de paix.

Par François - Publié dans : Colonisation
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 septembre 2009 1 07 09 2009 23:46
Par François - Publié dans : Colonisation
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 4 août 2009 2 04 08 2009 19:33
http://www.aloufok.net/spip.php?article752
http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=583

L’Union Juive Française pour la Paix s’inquiète devant la multiplication des déclarations du CRIF ou d’organisations membres de ce « Conseil » se faisant les porte parole des courants les plus bellicistes de l’Etat israélien et prétendant obtenir de l’Etat français un alignement pur et simple sur les positions du gouvernement Netanyahou. Ces mêmes organisations veulent obtenir la condamnation pénale de l’antisionisme (en prétendant qu’il ne peut être que le masque de l’antisémitisme) et des appels au Boycott des produits israéliens (assimilé à une volonté de destruction pure et simple de la société israélienne).
Le communiqué du CRIF à propos de la convocation par le Quai d’Orsay de l’Ambassadeur d’Israël est proprement ahurissant.
Alors que le gouvernent français a été plus que discret dans ses réactions face aux crimes de guerre d’Israël ( notamment à Gaza en décembre et janvier derniers), à la poursuite de la colonisation et de la construction du Mur, comme au traitement infligé à l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri ; alors qu’il a même été quasiment muet devant les vexations et humiliations subies par ses représentants diplomatiques (la dernière en date étant l’interdiction faite à notre représentant consulaire d’assister à l’audience de dimanche où Salah a vu sa libération refusée) ; quand enfin l’Ambassadeur d’Israël est convoqué au sujet des destructions illégales au regard du droit international de quartiers entiers de Jérusalem Est , et malgré toutes les précautions prises par Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy pour réaffirmer que la France partageait avec Israël les mêmes valeurs, le CRIF s’émeut, affirme que la loi israélienne doit s’appliquer sur la ville de Jérusalem dans sa totalité, en contradiction même avec les résolutions de l’ONU, et demande qu’Israël soit traité en ami.
Auparavant plusieurs organisations parmi lesquelles l’Union des Patrons Juifs de France (UPJF – à ne pas confondre s’il vous plaît avec l’UJFP) avaient diffusé un « appel à la clémence » pour les nervis de la Ligue de défense Juive coupables de la dévastation de la librairie Résistances, excusables de ne « plus croire à la justice de leur pays » devant la « déferlante antisémite » que connaîtrait la France, notamment au travers des actions de Boycott et de la mansuétude de la Justice pour les coupables dans le procès Halimi !
Nous avons déjà dit le caractère de fuite en avant criminelle et suicidaire de la politique israélienne, qui voit dans l’impunité que lui a accordé jusqu’ici la « communauté internationale » (on attend aujourd’hui que les déclarations d’Obama se traduisent en actes) des raisons de poursuivre la dépossession du peuple palestinien alors que cela ne fait qu’éloigner toujours un peu plus la possibilité d’une solution de paix juste et durable. Nous disons qu’en s’alignant sur cette politique le Conseil dit représentatif des Institutions Juives de France engage les Juifs de France dans la même impasse d’une guerre sans fin contre tous, développant une idéologie de forteresse assiégée par des ennemis et des traîtres.
Nous disons qu’il revient au Président de la République et au gouvernement de ne pas céder à cet invraisemblable chantage communautariste, comme il vient malheureusement d’être fait en interjetant appel du jugement dans l’affaire Halimi.
Nous disons qu’il revient au Président de la République Française et au gouvernement de contribuer à casser cette dérive en développant une position ferme de défense des droits humains de tous les peuples. Cela devrait commencer, notamment, par la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël (comme prévu à son article 2) et par l’exigence de libération immédiate de Salah Hamouri.

Pour l’UJFP, André Rosevègue, co-président
29 juillet 2009
Contact : UJFP, 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS -
Tél. national : 06 61.33.48.22


Par François - Publié dans : Propagande israélienne en France
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés